Résolutions de cette année
Check-up complet :
1. Rendez-vous avec mon dentiste pour mes dents de sagesse
2. Rendez-vous avec un ophtalmologiste, c'est l'âge (ou l'abus d'écrans) j'ai la vu qui baisse.
3. Rendez-vous chez mon dermato
4. Passez un jour ce certificat médical pour la salle de sport
5. Faire un dépistage MST (vu que ça fait 2 ans sans rapports sexuels le résultat m'inquiète peu)
6. Réduire drastiquement ma consommation de porno (dû aux 2 ans... c'est long)
7. Moins raler (au point où j'en suis ça devient pathologique... 2 ans putain...)
8. Arrêter de jurer comme charetier
9. Trouver une compagne (2 aaaaaaaaaaaaaaaaans !)
10. M'inscrire sur Meetic (mine de rien ça coute cher d'être timide, mais j'ai aussi économisé pas mal en 2 ans)
11. Continuer d'aller au minimum deux fois par semaine à la salle de sport (on n'attire pas les mouches avec du vinaigre, mais faut dire qu'elles sont aussi attirer par la merde :s)
12. Aller nager une fois par semaine à la nouvelle piscine lorsqu'elle sera ouverte
13. M'acheter un vélo (et en faire accessoirement)
14. Soyons fou : inscription à un cours de danse ?
15. Développer et mettre en album toutes mes photos numériques
16. Faire un grand tri dans mes fringues
17. Ecrire (et poster ce sera encore mieux) au moins une fois par semaine
18. Développer mon idée de blog local
19. Assister à un match officiel de l'OM dans stade
20. Ecrire un Tweet par jour (@skym21)
21. Finir mon nettoyage du net
22. Remettre à niveau mes connaissances techniques et ne plus avoir l'impression d'être un imposteur au boulot
23. Vider ma chambre d'enfant
24. Reprendre une activité sportive régulière plus ludique que la muscu
25. Faire un don du sang
26. Me faire tatouer
27. Sauter en parachute ou à l'élastique
28. Réaliser un dernier film pour le fun
29. Prendre un beau portrait de tous ceux que j'aime
30. Me rendre au moins une fois sur les tombes de ceux qui m'ont été cher
31. Payer ma bouteille en boite
32. Ne pas voter plus à Droite que le PS (pour le moment... toujours pas de candidat satisfaisant)
33. Cuisiner au moins 1 fois par semaine (Portos s'est approprié la cuisine, je perd la main)
34. Aller chez Vince & Milie en Charentes
35. Me faire un passeport biométrique
36. Partir en vacances loin... très loin
37. Trouver un nouveau poste plus intéressant
38. à compléter...
Un pas après l'autre
Nous échangeons un dernier regard. Après une hésitation, elle me lance un grand sourire, un de ceux qui vous illumine une journée et dont elle a le secret. Un moment où l'on ne pense plus à rien d'autre. Elle se tient fermement au rebord, vacille... Les mains se délient... Elle ne tombe pas, pas encore, pas cette fois. Elle concentre toute son attention et ses forces vers cet équilibre fragile. Elle se pince les lèvres. Ses yeux pétillent. Jamais elle n'implorera de l'aide. Nous retenons notre souffle, les yeux dans les yeux. Les derniers doigts lachent.
Un pas après l'autre, la voilà du haut de ses 13 mois partie à la conquête de nouveaux horizons. Le Monde n'a qu'à bien se tenir. Elle le toise désormais, bien dressé sur ses deux petites jambes. Elle vient de franchir le premier palier de l'indépendance dans une vie. Elle vient de conquerir la première des liberté qui soit : se déplacer seule. Elle ne marche pas. Elle court !
La fierté fair concurrence à la joie et la surprise dans le rire qui s'échappe de cet immense sourire omniprésent. Son point de vue prend de la hauteur, du moins il se redresse de quelques centimètres. Que ce monde est vaste au delà des portes ! On pourrait s'y perdre et s'y noyer dans tant d'immensité. Elle n'attendait que cela pour s'enfuir, tant elle était éprise de liberté. La réalité la tétanise et la colle désormais aux jupons de sa mère. Elle ne veut plus partir. Qu'y a-t-il de plus douillet que les bras d'une maman dans ce monde de brutes ?
13 mois déjà, ne court pas si vite petit ange,
la vie est une course de fond et non sprint.
Source : Premier pas dans les mains de Maman de David PERRIN
Where is my mind
Coup de mou...
Baisse de régime...
Tendance à se noyer dans le travail...
Perte de motivation dans ma vie personnelle...
Manque de raisons de vivre...
Déprime
VITE !!!
Une nouvelle liste de défis en rédaction... au moins ça m'occupera
Sea, Sex, Alcohol & Rock'n'Roll
Je claque des doigts. Je ne trouve plus mes mots. Il faut dire que l'anglais n'est pas mon fort mais après au moins cinq cocktails de mauvais alcools tout le monde devient bilingue. Jack Daniel's et Eristoff reconstruiront un jour la Tour de Babel. Il doit bien être 1h du matin sur une terrasse d'hôtel grecque, il y a trois anglaises nues dans la piscine en train de me parler de Manchester United, j'entonne un chant de supporter d'Arsenal juste pour les énerver. Je me demande ce que je suis en train de foutre à tchatcher deux jeunes russes de 20 ans en manque de fête en la compagnie improbable d'un sosie polonais de l'oncle Fétide de la Famille Adams.
Bon, reprenons par un semblant de début : en ce début de mois de juillet je suis parti seul une semaine dans un hôtel-club de Rhodes. Pourquoi seul ? Ca c'est une autre histoire pas très marrante avec Atos que je vous raconterais certainement dans un post suivant. J'ai beaucoup hésité à partir seul avec ma timidité maladive. Ce n'était que pour une semaine et impossible d'annuler les billets sans raquer une fortune. L'ambiance de l'hôtel était assez surréaliste : imaginez un établissement 5 étoiles (locales), assez confortable avec piscines semi-privatives devant la porte des chambres et baignoire à remous, peuplé principalement de Russes, Polonais et Anglais mais qui était dans l'alignement de la piste d'atterrissage de l'île... Heureusement qu'il ne s'agissait pas de Roissy. Lorsqu'on était allongé sur les transats on pouvait lire la marque des pneus des trains d'atterrissages. En dehors de ça rien à redire. Dès le premier jour j'ai pris sur moi et ai réussi à m'incruster dans un groupe de jeunes français qui s'était formé dans l'avion. Un couple de d'étudiants parisiens en cinquième année de médecine et deux petites minettes de province, des cousines. L'une nous a dit avoir 19 ans (on apprendra à la fin du séjour qu'elle n'en avait que 17 mais son comportement m'avait déjà mis la puce à l'oreil) et l'autre avait 21 ans. Une gymnaste, typé italienne, avec un corps évidemment magnifique, je me suis dit : ça, c'est pour toi !
Ces vacances se sont peu à peu transformées en étude sociologique. Cette semaine m'a définitivement confirmé deux choses si tant est qu'elles en avaient encore besoin : je ne laisse pas insensible et je suis un bien trop piètre dragueur pour en profiter. Je suis trop lent, trop calculateur, trop froid alors qu'il suffit juste de mettre sa langue dans la bouche de l'autre. C'est sans doute radical comme raisonnement mais c'est en résumé ce que j'ai retenu. Dawn Girl a raison : il faut que j'arrête de faire dans le social. C'est à force de bienveillance que je me fais marcher dessus à en perdre tout mon sex-appeal (et se retrouver seul avec du "à piles"). Je souffre d'un grave syndrome lié à ma trop bonne éducation. On m'a dit qu'elles étaient toutes des princesses et je l'aie cru. Je n'arrive pas à me défaire de ce respect excessif et idiot. Je suis conditionné à contre-courant de notre époque. Le lion se demande-t-il s'il va faire mal à la gazelle avant de lui planter les crocs dans son cul ? Les filles biens ne veulent pas des bons garçons... et vice versa. Le pire est que ce "respect" est égocentrique et contre-productif car ma seule angoisse est de n'être jamais assez "aimé". Il faudrait que je pense un jour à résoudre mon œdipe. Je deviens vert de rage comme Hulk lorsque la réalité me rattrape et me démontre que ces "princesses" ont également leur coté putain. Elles te parlent de coups de foudre à la Notthing Hill mais ne pensent qu'à se faire déglinguer plus fort que dans la dernière production Marc Dorcel. On m'a livré sans le switch, je ne sais pas parler de qu'elles veulent entendre et je ne sais plus faire ce qu'elles veulent se prendre. Je commence à me dire que la femme est par essence un être bipolaire complètement schizophrène et que je l'aime de moins en moins. L'apologie de la frustration. Elles te parlent d'amours perdus, de sentiments confus au bord des larmes tel un pauvre petit animal blessé pour au final se retrouver dans la chambre du premier venu après trois tequila paf dans le nez. Hormis le fait de trouver ça pathétique, je suis surtout en colère après moi parce que je suis toujours celui qui se tape les jérémiades et confessions nocturnes mais pas les petits culs qui vont avec. Je devrais faire un procès à mes parents pour handicap émotionnel et sexuel aggravé.
Je me dis une fois de plus que ça me servira de leçon. Une fille bien roulé, disponible, émotionnellement vulnérable, une semaine à l'étranger sans conséquences... Tous les ingrédients étaient là pour me faciliter la vie et j'arrive encore à me planter. Le pire c'est que limite toute l'île lui est passé dessus ou presque. Première fois : un serveur tout moche de l'hôtel profite de son ébriété de notre première soirée en all inclusive pour lui rouler un patin jusqu'à la limite de l'agression sexuelle sans l'intervention de sa cousine alors que tout le monde était parti. Par la suite il n'aura cessé de la harceler le reste du séjour sans qu'elle ne le contredise jamais. Seconde fois en boite, je pars pas deux minutes pour aller chercher à boire que la voilà déjà à la limite de tailler une pipe à un vieux rital au milieu du dancefloor. Notons cette phrase magnifique le lendemain : "Je vais pas en boite pour danser comme une pétasses en chaleur". J'en vois souvent des "pétasses en chaleur", je lui décerne pourtant la palme des night-clubs que j'ai pu côtoyer dans ma vie. Le dernier enfin, je ne l'ai pas vu venir celui là, ce blaireau de polonais complètement bourré qui réussit à faire en cinq minutes ce que je suis convaincu d'être possible pour moi en une semaine. Trop lent, trop con. Je savais que je faisais une connerie en répondant non lorsqu'il m'a demandé si nous étions ensemble. Il m'avait endormi en me disant que c'était pour son frère "Fétide". "Gentil et serviable", ma pauvre si tu savais la vision de toi et moi que j'avais dans ma tête lorsque tu m'as dit ça... mais le pire c'est qu'elle avait raison. Sur cette dernière soirée avec le polonais et leur habitude de se saouler avec un gin tonic dégueulasse, je commençais vraiment à m'énerver dans mon coin. J'en avais marre de n'avoir du sex on the beach seulement dans mon verre. Et puis je me suis dis : au point où j'en suis reste, regarde et apprends ! Outre le fait que je sais qu'il n'a pu que tomber ivre mort dans son lit juste après s'être déshabillé, c'est tout ce qui a précédé que j'ai trouvé fendar. C'est là que Fétide amène deux bombes Russes à notre table désertée par la foule. Tant qu'à pratiquer les échanges internationaux autant le faire tout de suite. C'est dingue comme c'est plus simple. Courtiser une étrangère (surtout de l'Est) dans une langue qui n'est pas la notre est diablement efficace. Le manque de vocabulaire mène au plus direct et il faut bien le reconnaître : le français, la France, Paris et leur "romantisme" ça marche à fond sur les étudiantes du bord de la Volga. Je n'ai pas tenu à démentir son admiration pour Lara Fabian et Céline Dion, il faut savoir préserver certains clichés. Son anglais était aussi approximatif que le miens ce qui était bien pratique. Tout allait bien jusqu'à ce que Fétide qui avait une discussion un peu plus... "sadomaso" avec sa perche blonde a commencé à sérieusement déconner jusqu'à les faire flipper. Je n'ai pas assuré, une fois de plus mais j'ai progressé. C'est dingue ce que je ne suis pas tactile. Toucher quelqu'un n'a rien de naturel ou de spontané pour moi ce qui est assez gênant. Je m'entraîne. Rome ne s'est pas construite en une journée mais à ce rythme là je vais bientôt battre les plans d'architectures démentiels d'Albert Speer. Quelques regrets mais une belle leçon, encore une qui me gardera avec le souvenir d'un gentleman et moi d'une occasion manquée. Aucun regret : TheDuck ne s'aventure pas là où la multitude a besogné.
Une chose est certaines néanmoins, suite à cette semaine et à tout ce qui se passe autour de moi (de nombreux articles ne suffiraient pas), je vais mettre un peu plus les sentiments et le "respect" de coté. Plus que jamais la vie est une guerre, le temps du pacifisme tiède est fini.
Pêche à la ligne
Je pourrais commencer cet article en vous racontant ce « super » samedi soir sur internet à chater avec les deux dernières ex d’Atos en même temps, réconfortant l’une sur le temps qui soigne les chagrins d’amour et l’autre sur les raisons de sa peur de l’engagement tout en faisant défiler une multitude de trombines sur Chatroulette (bites et nichons inclus) tout en sirotant une bière. Si j’étais un nécrophage je pourrais m’en donner à cœur joie, mais je ne fais pas dans les restes des autres. TheDuck ne s’aventure pas là où la multitude a déjà séjournée. M’entendre dire « t’es drôle », « t’es original », « t’es bizarre », etc… n’a absolument rien de grisant dans ce cas là. C’est bien pour l’égo, mais déprimant dans le timing et venant d’esprits désespérés je doute de l’objectivité de ces propos. Comme j’en ai parlé avec ma sœur : ce qui manque le plus ce n’est pas le sexe mais la tendresse et l’affection. J’en déborde. Il m’est facile d’être moi-même avec ces filles aussi jolies soient-elles parce que je n’attends absolument rien de celles-ci. Ma malédiction est de perdre tous mes moyens devant les filles qui me plaisent et que j'envisage.
J’aurais put commencer cet article sur ma nouvelle course conte la montre : l’organisation de l’enterrement de vie de garçon du mariage de V.&E. sans compter le costard que je dois me trouver pour les trois mariages auquel je suis convié cet été. En fait non, cet « enterrement » ne sera pas une difficulté. Je viens de décider que j’organiserais la journée que j’aimerai que l’on prépare pour moi. Trois mariages en célibataire ? C’est autant de demoiselles d’honneurs alcoolisées à corrompre à moins que…
J’aurais aussi put commencer cet article en vous racontant cette soirée où j’ai vu ma vie défiler. Le quart d’heure le plus long de tous les temps avec une blonde alcoolisée et déprimée au volant d’un bolide roulant à plus de 190km\h sur l’autoroute direction un night-club à 3h du matin… Mais tout ceci se révèle assez épisodique, cela m’a juste soigné définitivement des plans foireux.
J’aurais put me la péter sur ma nouvelle condition physique depuis que je me suis mis à la muscu. Sans pour autant me transformer en dieu grec, je prends peu à peu confiance en mon physique qui s’assèche et se tonifie. Il faut dire que la chose m’est assez inhabituel moi qui ait toujours été plus ou moins gringalet. Cette confiance en soit rejaillit évidemment sur d’autres aspects de mon comportement. L’arrogance n’est toutefois pas encore de mise. Je me moque trop de tous ces golgoths surbody buildé qui semblent passer leur vie à la salle pour tomber dans ce piège. Disons que je me sens enfin à l’aise avec moi-même. J’ai trouvé l’équilibre de cet esprit sain dans un corps sain. J’ai toujours mon cerveau, je gagne en courage mais j’attends toujours que le magicien d’Oz me livre un vrai cœur au risque de me transformer en bûcheron de fer blanc.
Le cœur parlons-en, c’est mon fond de commerce et mon état d’âme principal après tout. Je suis en plein challenge avec moi-même. J’ai tenté d’invité ma jolie collègue à l’une de nos nombreuses crémaillères (sous le couvert d’une invitation collective avec les autres jeunes du boulot, mais je l’ai fait quand même !). Même si elle ne pouvait pas venir ce soir là elle parut très agréablement surprise de cette invitation, insistant bien sur la réitération de cette invitation. Elle qui je semblais indifféré a alors totalement changé de comportement avec moi. La distance a été brisée. Elle vient me parler naturellement et vice versa, nous nous rapprochons sans pour autant tomber dans l’intime. De nouveaux collègues et un stagiaire que j’encadre sont arrivés entre temps. Le stagiaire à la trentaine la suivait en permanence du regard, ce qui avait tendance à m’énerver intérieurement jusqu’à ce qu’il m’apprenne qu’il a une copine. Lors d’un repas je raconte mon histoire de boite de nuit et des bombes bisexuelles nymphomanes pilotes de rallye. « T’es à la recherche de l’âme sœur TheDuck ? s’étonna-t-il. Et au boulot t’as pas essayé ? » Je lui réponds qu’étant donné l’âge moyen de notre lieu de travail, le tour était vite fait. « Ah ouai bah et la Jolie ? ça pourrait le faire vu la façon dont-elle te regarde. » J’ai à ce moment là failli me noyer dans mon verre d’eau. Adam qui me bassine avec ça depuis un moment rigole et l’un des nouveaux renchérit « Tien, c’est vrai j’ai remarqué ça aussi, elle n’a pas la même attitude lorsqu’elle vient te parler à toi. Les regards ne trompent pas. » Bon voilà, tout le plateau est sur l’affaire avant nous. Je pensais être facilement grillé sur mes coups d’œil en douce mais pas l’inverse. Deux effets contradictoires : une confiance inattendue et une pression supplémentaire. J’ai noyé lourdement le poisson, ne pouvant pas me permettre d’émettre ce genre d’histoire sur mon lieu de travail surtout tant qu’il n’y a rien de concret. Cette semaine j’ai relancé mon invitation qui a rencontré enthousiasme et disponibilité. On verra ce que ça donne le week-end prochain même si je n’ai toujours pas la moindre idée de comment m’y prendre. La première étape, qui me semblait indispensable, est d’établir de vrais liens en dehors du travail ce qui est en bonne voie. Autre chose m’a ensuite décidé à ne plus laisser trainer les choses. Je me suis déjà assez fait couper l’herbe sous le pied à force d’attendre un hypothétique moment idéal de moisson. Un des nouveaux techniciens en visite deux jours sur notre plateau a commencé à la coller. Bien que plus jeune, je me suis tout de suite méfié de sa gueule d’ange et de son bagou de beau parleur. Concurrent identifié comme la pointe de jalousie qui est né au fond de moi. Une jalousie saine, la même sensation que j’ai ressentie lorsque j’ai failli être en concurrence avec Adam pour mon poste actuel. Cette « jalousie » était en fait de la hargne, celle qui m’a forcé à faire un pas de géant dans ma carrière, une sensation presque irrationnelle qui me pousse au-delà de mes derniers retranchements. Cette hargne m’a aidé à franchir un pallier dans ma vie, peut-être m’aidera-t-elle a en franchir un autre. Je commence vraiment à croire que je suis fait pour vivre dans l’urgence, au pied du mur en permanence, un homme de réaction. Je m'en étais toujours défendu mais je dois bien maintenant le reconnaitre : je suis un ambitieu et ma seule ambition dans la vie est d'être heureux.
Haut-le-coeur
Source : Caliméro Zombie de Manu2.09
Il y a des jours comme celui là où l'on ne se sent pas vraiment bien dans ses baskets. Au fur et à mesure que mes besoins matériels trouvent enfin satisfaction je sens mes vieux démons resurgir. Je n'aime pas le printemps encore et toujours. La saison de l'amouuuuuuuur lorsque t'es tout seul et que tu ne vois rien bouger autour de ton petit cœur flétri c'est long, très long. Il y a des moments comme ça où l'on se persuade que le problème vient de soit. J'ai les boules. Ce pauvre Atos que j'ai pris soin de réconforter après sa séparation, il y a moins de trois semaines, a déjà une dizaine de pétasses (Word me propose "pétales" en correction, j'adore cette mélancolie informatique. Terminator sera un poète) à ses pieds, à ses pieds ? Non, plutôt à genoux devant lui pour le prier de les laisser lui pomper le dard. Le pire c'est que c'est à peine exagéré et lui qui souhaitait faire une longue pause n'a rien trouvé de mieux à faire que de se taper une de ses collègues. Il avait peur de me le dire, craignait ma réaction empreinte de frustration. Il avait tort, il avait raison. C'est un Ami, je ne peux pas lui en vouloir pour ça, ce serait idiot. Je lui en aurai voulu de ne pas me l'avoir dit. J'avoue toutefois ma jalousie. Ce n'est peut-être pas les occasions qui m'ont manqué mais j'ai tout fait pour que toutes foirent. Ce n'est pourtant pas un queutar, c'est peut-être même le gars le plus mielleux et romantique que je connaisse mais en dehors de ça, je ne nous trouve pas si différents. Je ne comprends pas. Un an et demi de célibat et d'abstinence, ça c'est long. L'entendre dire que trois semaines ça l'était me donne envie de me jeter par la fenêtre mais le troisième étage ce n'est pas assez haut. Ce n'est pas en devenant tétraplégique que je trouverais de quoi me sustenter et les infirmières non-merci, j'ai déjà donné. Ajoutons à cela dans la même soirée l'annonce du casage de l'un de nos cas les plus désespéré, des nouvelles de l'autre blondasse qui essaie de revenir dans nos vies en insistant bien que tout va bien pour elle et qu'elle est toujours avec cette tête à claque suffisante avec qui elle m'avait cocufié (je vais le surveiller de près ce dossier puant, on s'est passé d'elle pendant 4 ans c'est pas pour la voir revenir nous polluer maintenant) et j'ai dut discuter et rassuré l'ex d'Atos au bord de la dépression (le comble!). Sans compter que j'ai l'impression que mon esprit s'est engagé dans une nouvelle impasse en flashant sur cette jolie collègue qui ne me prête pas le moindre intérêt. La confiance gagnée s'étiole. Mon meilleur ami tire son coup "sans le vouloir" quelques jours après une séparation difficile, ma sœur se trouve un nouveau Jules enceinte jusqu'aux dents, j'en passe et des meilleurs... Un coup de grisou, une lame de solitude en plein cœur. Je suis un chandelier à moi tout seul, celui de La Belle et la Bête, chantant et dansant avec un sourir bright, à la différence près que je ne me tape pas la bonne. "Ne te sous-estime pas" m'a dit une amie hier soir. Je ne fais qu'énumérer des faits.
Trop sérieux dans mon travail où je n'affiche, il est vrai, pas toujours un visage des plus chaleureux et pas assez avec mes amis pour qui je suis devenu le pitre en chef. Il paraît que les comiques cachent leurs blessures derrière leur humour, c'est mon cas. Mes blagues ne font rire que les autres, elles ne sont qu'autant de larmes que je retiens en moi. Ce mal est instigué au plus profond de mon être. Ne pourra-t-on jamais l'extraire? Cette semaine des copains m'ont demandé, après un étrange désistement, d'être un de leur témoin à leur mariage. Je suis ravi et effrayé de cette proposition. Que ce soit en privé ou au travail on semble me faire confiance et "m'offrir" des responsabilités pour une raison qui m'échappe. Une chose qui me fait encore dire que je ne suis pas transparent, car si apparemment je ne passionne pas, je parais solide aux yeux des autres alors que je me sens effroyablement fragile. Le "paraître". Être intérieurement hypersensible et extérieurement d'une sociabilité glaciale avec l'étranger n'est pas le cocktail le plus détonnant pour se faire de nouveaux amis et pourtant je les sais nombreux. Je ne sais d'ailleurs toujours pas pourquoi ils le sont autant. Enfin, peut-être que je connais cette réponse, que je ne me l'autorise pas par excès d'une humilité indécente. J'ai envie de l'entendre, qu'on me la dise de vive voix.
Fin d'un article en mode Caliméro, voilà ce que j'entends le plus souvent autour de moi : "Tu te plains pour rien" et pourtant je ne l'ouvre pas tant que ça. Cette mélancolie naturelle ne colle pas avec l'image que l'on voudrait de moi. Evacuation terminée, on peut refermer les écoutilles.
Revoir un Printemps
Je la porte dans mes bras. Je ne sais plus comment on en est arrivé là. Ca se chamaille, ça rigole, son copain est devant nous. Nous arrivons dans le salon de l’appartement, quelques amis sont là autour d’un verre. C’est une fête un peu alcoolisée. Le copain s’éclipse une seconde. Nous continuons notre jeu. Nos regards se croisent une seconde. Nos visages se contemplent séparés par seulement quelques centimètres. Mon cœur bat fort et est étreint par l’interdit et les regrets. Elle m’embrasse. Tout disparait pendant quelques instants. Les amis, interloqués, me fixe bouches bées. Je ressens une justice enfin délivrée. La fête reprend ses droits, agrémentée de messes basses et de ricanements. On continue de se regarder en nous demandant ce qu’il venait de se passer. Son petit ami réapparait, il n’a rien vu. Nous sommes gênés. Je m’éloigne un peu et faisons comme si rien ne c’était passé. Il ne c’est rien passé. C’est le moment où je me réveille et où j’ai envi de plonger dans le coma.
On a beau mettre des croix, des points, des barres, notre inconscient nous ramène toujours ce que l’on s’efforce de gommer. Je n’y pensais plus depuis un moment il a fallut qu’elle réapparaisse cette nuit. Peut-être est-ce dut à tout ce qui se passe autour de moi en ce moment. Dans ce songe il s’agissait bien, encore et toujours, de ma patineuse plus en couple que jamais. Pourtant depuis peu j’ai pour ainsi dire flashé sur une de mes collègues. Bad idea et mauvais trip me garantirons certains et j’avoue que l’idée m’effraie un peu car si 30% des couples naissent sur leur lieu de travail les dommages d’une telle relation, ou même une simple tentative d’approche, peuvent s’avérer catastrophique. Nous travaillons à quelques mètres l’un de l’autre mais appartenons à des services différents, c’est déjà ça. La mère de Portos et Adam (oui je vais rebaptiser ainsi mon ami d’enfance que j’ai fait embaucher, après tout c’était LE premier) ne cessent de me casser les pieds avec elle, bien avant que l’éclair ne se déclenche, allant même jusqu’à le balancer à mes parents en rigolant. Il n’y a rien de drôle. Je ne sais même pas si elle me calcule. On se côtoie forcément étant donné que les jeunes se comptent sur les doigts d’une main. Je ne suis pas un dieu de la drague et encore moins au boulot. Il faut dire que s’il y a bien un lieu où je ne suis pas tactile c’est bien le travail. Plus le temps passe et plus je me rends compte qu’elle a tout pour me plaire : petite, blonde, mignonne (j’entends encore Atos me dire : « Encore ??? »), d’une gentillesse naturelle, féminine jusqu’au bout des ongles, prenant soin d’elle, aimant les animaux, les films d’horreurs, le quartier où j’habite, les cafés Starbucks et avec des tendances d’Extrême Gauche… Bref, plus j’en apprends et plus je tombe sous le charme. Elle est tout ce qu’il y a de plus célibataire depuis à peu près autant de temps que moi et habite toujours chez papa et maman. Le problème reste le travail qu’elle ne porte pas dans son cœur l’amenant à la limite de la dépression. Elle n’a pas encore passé le cap que j’ai dut franchir mais elle est là depuis bien moins longtemps. Je sens qu’elle a une sainte horreur de tout ce qui peut lui rappeler le boulot. Il faudrait donc s’en éloigner. Nous partageons une station de RER deux fois par semaine en fin de journée, elle doit ensuite se taper plus d’une heure et demi de bus ce qui n’est pas de tout repos. On a depuis longtemps abandonné l’idée de soirées ou de sorties entre collègues étant donné qu’on ne veut pas tous s’afficher avec certains boulets insortables. Il faudrait que j’arrive à tâter le terrain tout en aillant la possibilité de me retirer en toute discrétion en cas d’échec car les ragots vont bon train et il est difficile de s’isoler. Comme d’habitude j’arrive à déconner avec tout le monde mais dès que je me retrouve avec elle j’en perds tous mes moyens. Mes bafouillages rivalisent alors avec mes banalités : je me transforme en un être idiot et sans saveurs. Contraste saisissant alors que j’occupe un poste où il m’arrive régulièrement de donner de la voix et de prendre des décisions importantes. On me dit : « invite la à prendre un verre » mais oui, ça semble si simple sur le papier. Il y a aussi des obstacles, une collègue féminine… comment dire… -se référer à ma réflexion sur les sorties entre collègues- qui ne cesse de la coller, engrainant dans un esprit négatif, le genre de nana qui la ramène sur tout, qui dit se foutre de tout mais qui pourtant s’en fait un ulcère et puis les deux jeunes en alternance, un surtout : la vingtaine, grand black, costaud, beau gosse, sympa, en phase de séparation avec sa copine et qui ne cesse de la taquiner. Elle dit qu’il n’arrête pas de la faire chier, qu’elle le déteste pourtant ce n’est pas vraiment l’observation que j’en fais. Un rival potentiel avec un coup d’avance, heureusement il n'est là qu’une semaine sur deux. Je me dis parfois que je devrais oublier cette idée, que c’est trop incertain et dangereux pour s’engouffrer là dedans mais bon les rencontres intéressantes se font rares.
Je suis dans une de ces périodes où tout le monde décide de te caser avec une copine « sympa » et célibataire depuis Mathusalem. Entre cas désespérés on devrait bien s’entendre. Une ancienne collègue m’a relancé sur Facebook pour une de ses amies « Elle ne tombe que sur des connards, il lui faut un mec bien donc j’ai pensé à toi… » Comment je dois prendre ça ? Adam s’y est mis aussi à son anniversaire : « Tiens Machine est célibataire et super timide, fonce ! » … heu comment te dire. Le pire c’est que la plupart de ces filles ne sont pas moches ou repoussantes mais je ne trouve pas d’accroche. Je marche à l’éclair, on me dit que je suis difficile. Oui, c’est vrai. Je ne suis pas un serial niqueur et je ne sorts pas avec la première venue. Je crois que je deviens un vieux garçon. Quand je vois le nombre de copains qui se sont fait confisquer leurs couilles par leur copine je n’ai pas vraiment envie de recroiser une paire de ciseaux. De toute façon je sens que ça va être pour bientôt, le Printemps est arrivé et avec lui son lot annuel de séparations. L. s’est séparé de son petit jeune juste au moment où je commençais à m’habituer à lui, Atos s’est séparé de sa copine qui a eut raison de lui à force de crises de jalousies, alors que s’il y a un mec sur Terre incapable de tromper sa moitiée c’est bien lui. C’est une bonne nouvelle pour moi : on n’a quasiment jamais été célibataires en même temps. Si on en reste à la théorie des vases communicants, c’est bientôt mon tour. Mine de rien, ça fait un sacré paquet de personnes que l’on squizze de sa vie en quelques mots.
Une nouvelle crise s’est invitée dans notre petite bande d’amis. Le plus anciens couple désormais va se marié mais personne n’est censé le savoir et pour cause : trois d’entre nous on été désigné comme témoins et les autres (dont moi) ne sommes pas conviés à la noce, pas même au vin d’honneur, nada, rien… Preuve est donc faite que madame la futur mariée et coupeuse de couilles professionnels ne peut pas nous blairer. Remarque, on s’en doutait un peu étant donné la gueule de dix pieds de long qu’elle tire à chaque fois que l’on passe une soirée ensemble malgré nos efforts. Manque de place ? Pourtant cette noce se fait en grande pompe avec toute la famille jusqu’aux cousins au quinzième degré, ou des choix plus aberrant comme… son tuteur de stage. Après tout, on n'a fait que partager nos anniversaires, nos nouvel ans, parfois nos vacances, les trois quarts de nos soirées de week-end, nos confidences les plus intimes depuis près d’une décennie. C’est si peu. La noce en tant que tel je m’en fous. J’aime les films catastrophes au cinéma ce n’est pas pour autant que j’aime vivre un tsunami en live. Car c’est un peu ça, depuis qu’ils vivent ensemble c’est un peu le Titanic mais leur coté vieille France les a enfermé alors qu’il est clair qu’ils ne sont plus heureux ensemble. Je suis triste de perdre un copain aussi bêtement mais le pire est pour les « témoins » mal à l’aise par rapport aux autres, une a déjà claqué la porte de cette mascarade en envoyant les vérités que l’on s’efforçait tous de garder pour nous. Fukushima à coté c’est du pipi de chat. On verra bien ce qui va se passer mais je vois difficilement les choses s’arranger. Enfin bref, de toute façon je ne suis pas censé être au courant donc je continue ma petite vie comme si de rien n’était. Comme si cela ne suffisait pas j’ai aussi appris que le duo infernal qui nous avait bien foutu la merde il y a 3 ans et demi (mon ex de l’époque pour ceux qui s’en souvienne, celle qui d'une certaine façon m’a amené au blog) tente un come back auprès de certains. Après la merde et les haines nées de cet épisode j’ai un peu de mal à comprendre ce choix alors que les cicatrices de chacun se renferment à peine.
Comme prévu je vois davantage mes amis et ma famille, je fais de l’exercice physique, je me suis même mis à la musculation (y’a du boulot !) et je continue d’enrichir la Suède en achetant des meubles en bois de cagettes recyclées. La collocation se passe super bien. Le bilan de ce premier mois dans nos nouveaux murs est positif. Aucun point noir à signaler, je touche du bois. Sa vie de couple est discrète sans qu’ils se cachent pour autant, on aime tous les deux la bonne bouffe, on côtoie en général les mêmes personnes, nos emplois du temps font qu’on ne se marche pas dessus, on se fait nos délires. Ne jamais oublier : une fille ça peut être que pour une nuit, un Ami c’est pour la vie. C’est un peu un rêve de gamin : habiter seul avec son meilleur ami.
Migration saisonnière
Je profite de l’accalmie que m’offre le premier arrêt de travail de ma vie professionnelle pour repointer le bout de mes plumes par ici. On peut dire que depuis le mois de décembre et mon retour des Antilles marqué par une grande zenitude, les choses n’ont pas chômé. J’ai pris mes couilles en main et me suis proposer à mon nouveau supérieur pour le poste de superviseur, autrement dit pour devenir son adjoint et coordonner des personnes qui sont là depuis plus de vingt piges pour la plupart alors que je vais bientôt conclure mon premier anniversaire dans la boite. Il en a semblé ravi, à mon avis il n’attendait même que cela. Les nouvelles embauches et organisations ont apporté un véritablement apaisement dans notre service. Certaines arrivées et certains départs m’ont fait gagner en assurance. Le temps de l’observation est terminé. Je suis arrivé à un degré de connaissance de mon métier qui me permet de ne plus me faire marcher sur les pieds. Mes propositions ou mes objections, toujours argumentées, ont désormais du crédit aussi bien auprès de mes collègues que des grands pontes. Je suis d’autant plus fier de cette réussite qu’elle a été accomplie sans vendre ni mon âme, ni mon cul au diable. Cette « promotion » qui est davantage une forme de reconnaissance devrait être officialisée dans les mois à venir, en attendant il s’agit d’un secret de polichinelle. Les gens ne sont pas dupes, voient ce qui se passe et je ne fais rien derrière leur dos par respect envers eux et jusque là ils me le rendent bien. Etrangement, ne pas prendre les gens pour des cons fonctionne assez bien. Ils devraient apprendre ça dans leurs formations de manager. J’avance tranquillement dans mes nouvelles attributions. Un nouveau métier s’ouvre à moi avec des avantages, des inconvénients mais surtout de nouveaux défis. Je me rends compte que je m’ennuie rapidement lorsque je commence à maîtriser quelque chose.
J’ai quitté mon placard à balai depuis la semaine dernière. Ca me fait bizarre de me dire que je ne reviendrai sans doute plus jamais dans ce lieu où j’ai passé la majorité de mon temps ces cinq dernières années, avec de bons et de mauvais moments mais sans aucuns regrets. Après moult péripéties immobilières (dont un refus parce que nous n’étions pas un couple car même gay nous l’aurions eu… on a bien essayé de leur faire croire mais il était trop tard), Portos et moi avons trouvé notre nouveau pied à terre : superbe F3 neuf de 67m² toutes commodités, super bien situé et à un loyer très bon marché. Un énorme coup de bol. J’ai été le premier à emménager, toutes les affaires que j’avais dans mon studio rentre désormais dans ma seule chambre… c’est vous dire le changement d’espace. Le quartier est super calme donc finit les clodos bourrés qui se tapent la gueule à coup de bouteille sous mes fenêtres à 2h du mat’ et que dire de la vue ? L’imposante façade d’hôtel qui occupait tout mon champ de vision dans ma boite à chaussure a laisser place à de grandes baies vitrées sans vis-à-vis. Et puis les transports également : ligne directe jusqu’au boulot à quelques stations de RER, fini les galères de changements interminables. Le jour et la nuit. Cet appartement c’est une opportunité, une nouvelle vie qui commence, un moyen définitif de tourner ma page parisienne. Je suis près d’un important centre d’activités, de mes amis et de ma famille. Je vais pouvoir enfin me reconstruire une vie sociale extra-professionnelle digne de ce nom comme par exemple aller faire du sport avec Atos, me faire une toile ou boire un verre après le boulot selon mes envies ce qui étaient devenus quasiment impossible ces derniers mois. Surtout : ma solitude va être brisée. J’expérimente la colocation pour la première fois mais je n’ai pas peur. On se connaît quasiment sur le bout des doigts, on a beaucoup de goûts en commun et on a suffisamment d’espace et de cervelles pour ne pas s’embrouiller bêtement. Pour le moment on est encore en mode camping avec nos montagnes de cartons et nos quatre pauvres chaises pliantes au milieu dans notre immense séjour, mais une fois que l’on aura bien fait monter le chiffre d’affaire d’Ikea et de Conforoma, il n’y aura plus qu’à…. Mon objectif suivant sera de m’acheter une voiture pour enfin être totalement libre de mes mouvements. On a beau dire, c’est quand même plus agréable lorsqu’on a de l’argent, dommage qu’il faille se crever le cul à un travail pour toujours épanouissant pour en arriver là.
Coté cœur, c’est comme le coté cul, toujours le néant. Il faut dire que j'avais mal d'autres choses en tête ces derniers temps. Il y a bien une ou deux des dernières recrues qui me plaisent bien mais les relations au boulot, surtout avec les responsabilités qui m’attendent je m’en méfie un peu. J’ai revu récemment Promotion Canapé (1990) de Didier Kaminka, et même si l’on ne fait plus partie des PTT j’y ai retrouvé certains mœurs dans les anecdotes de mes plus anciens collègues. « Cette entreprise, c’est une boite : une boite échangiste » Je n'ai encore rien à échanger. J’ai mis une croix définitive sur la patineuse surtout depuis qu’elle a passé son statut Facebook de Célibataire à En Couple ce qui pour une nana comme elle signifie presque un mariage. Les carottes sont cuites, tant pis. Je me suis laissé avoir par un mirage mais je trouve que je le vis assez bien. L’habitude de la déception ou enfin la conscience que rien ne s’acquière les mains dans les poches. Tôt ou tard je trouverais, ailleurs, je ne cherche plus depuis longtemps. Il m’arrive même d’apprécier parfois ce statut de célibataire, surtout lorsque je vois les couples se prendre la tête ou mes amis se faire commander par leurs conjoints. Je n’ai pas de douleur mais un peu de nostalgie lorsque je vois ce que ma dernière ex devient. Il m’arrive de me demander si l'on n’a pas fait une bêtise lorsqu’on s’est séparer et je ne sais pas si mon égo surdimensionné mais je suis quasiment persuadé qu’elle se pose la même question jusqu’à s’en rendre malade. La roue tourne et elle fait avancer le char de la vie. Voici donc 2011 et mes 26 ans. L’Etat et ma banque ont décrété que je ne suis plus un « jeune » mais j’aime bien les contredire sauf que voilà… on vieillit vraiment. La trentaine se rapproche, mes goûts, mes envies, mes idées changent petit à petit. Il me faut une semaine pour me remettre d’une cuite là où avant il ne me fallait que quelques heures de sommeil. Je voulais un enfant avant mes trente ans, je sais aujourd’hui que ça n’arrivera pas (à moins d’un accident ;-) Les femmes croient souvent être les seules à avoir une horloge biologique, évidemment que pour nous c’est différent mais je n’ai pas envie que l’on me prenne pour un grand-père lorsque je ferais la sortie de l’école. Je viens de me rendre compte que ma liste des 100 défis est arrivée à expiration le mois dernier. C’est là que je me dis que ça passe beaucoup trop vite. En trois ans j’ai à peine accomplie un quart de mes objectifs ce qui n’est un bilan très fameux. Trois ans qui ont filé, j’ai l’impression de l’avoir rédigé hier cette liste. Et les défis les plus accessibles ne sont pas forcément ceux qui ont été le plus réalisé. A l’heure où mon grand-oncle de 93 ans, que je tiens comme mon grand-père, attend son heure avec encore toute sa conscience dans un lit d’hôpital, je me dis que notre génération ne vit que trop peu.
LA liste
La voilà enfin ! J'aurais mis le temps mais à nouveau blog, nouvelle liste ! (ouai même si je viens de retrouver l'ancienne grrr) Il y a quelques petits changements, je me suis efforcé de mettre un maximum de choses quantifiables concrètement. Il reste tout de même quelques belles utopies mais il ne faut pas oublier que 1001 jours c'est long... mais aussi très court. Nous sommes donc le mardi 13 mai 2008 et j'ai donc jusqu'au mardi 8 février 2011 pour m'y tenir. D'ici là le PSG aura eu le temps de descendre en CFA et moi j'aurais 26 ans (fin de la jeunesse, dur!)
A faire - Fait - En cours - Abandonné
1. M'inscrire à la salle de sport qui se trouve en face de chez moi (et y aller accessoirement)
2. Recourir régulièrement
3. Me remettre au badminton
4. Aller à la piscine une fois par semaine (manque de courage et de piscine proche)
5. Traverser entièrement à pied le Bois de Vincennes entre Paris et chez moi (Réalisé en mai 2009)
6. Participer au marathon de Paris
7. Faire un basket avec Atos
8. Remonter sur des skis sans me casser la gueule
9. Battre mon record de 134 points au bowling (Réalisé le 03/11/09, victoire et nouveau record à battre : 147 points)
10. Refaire un paintball (Réalisé le 18/05/08)
11. Refaire un accrobranche (Réalisé le 31/05/08, vive les enterrements de vie de garçon)
12. Sauter à l'élastique
13. Sauter en parachute
14. Atteindre mon poids idéal (72Kg) sans prendre de gras (réalisé en septembre 2009, vive la cantine d'entreprise)
15. Prendre davantage soin de mes mains (j'ai arrêté de me ronger les ongles)
16. Faire un don du sang
17. Me faire tatouer
18. Faire un dépistage complet de MST (juste comme ça pour être sûr)
19. Passer un brevet de secourisme
20. Voir tous les DVD que j'ai acheté et que je n'ai toujours pas visionné
21. Voir l'intégralité des films d'Alfred Hitchcock
22. Faire des marathons StarWars, Seigneur des Anneaux et Indiana Jones
23. Voir l'intégralité de 6 Feet Under en V.O. qu'on m'a passé il y a plus d'un an
24. Résilier ma carte Pass Gaumont-Pathé contre celle d'UGC-MK2
25. Développer et mettre en album mes photos numériques
26. Numériser mes films en Super 8 ou VHS
27. Finir le making of de mon dernier film
28. Refaire un film avec J, (pour ça faudrait déjà qu'on arrive à se voir)
29. Finir un scénario digne de ce nom
30. Demander à L. de me faire une formation sur Final Cut
31. Réviser les fondamentaux techniques de la photographie
32. Trouver un stage ou un travail (Réalisé le 26/05/08 un CDD de 3 mois en attendant mieux...)
33. Bosser sur un film, quelqu'en soit l'étape de production ou mon poste (réalisé en mars 2009, régisseur général sur le court-métrage d'un pote de fac)
34. Ecrire une lettre à Mathieu Kassovitz
35. Acheter une caméra mini-DV Tri-CCD
36. Finir Starcraft et Doom 3 (add ons compris)
37. Participer à un jeu télévisé
38. Participer à un happening
39. Lire tous les livres que j'ai acheté et qui prennent la poussière
40. Lire l'ensemble de l'œuvre de Amélie Nothomb et Frédéric Begbeider
41. Lire Le Davinci Code et les Harry Potter histoire de ne pas mourir bête
42. Lire trois grands classiques de la littérature française
43. Assister aux représentations de pièces de Molière ou Shakespeare
44. Aller à l'opéra
45. Voir Sinsemilia en concert
46. Assister à un match officiel de l'OM au Vélodrome (si possible en virage)
47. M'acheter des Converse All Stars (réalisé en juillet 2009)
48. Faire le ménage au moins une fois par semaine dans mon appartement
49. Repeindre mon appartement (réalisé le 11/10/08)
50. Diminuer mon empreinte écologique (4,1 hectares - calcul sur le site de WWF)
51. Consommer plus sainement (aussi bien économique, biologique, équitable que diététique)
52. Apprendre à me servir de la machine à laver (comme dirait Polnareff : "Je suis un homme/Quoi de plus naturel en somme ?" mmh) (réalisé le 02/10/08)
53. Acheter une plante et m'en occuper (réalisé le 17/05/08 à suivre...)
54. Peindre le Clap que m'a fabriqué et offert mon grand-père maternel
55. Mettre dans une tirelire 10 centimes par jour et me faire plaisir le dernier jour
56. Reprendre des études (c'est la rentrée !!! réalisé le 14/10/08)
57. Apprendre à parler l'anglais couramment
58. Apprendre l'espagnol
59. Prendre des cours de théâtre
60. Réviser les bases scientifiques qui me sont nécessaires
61. Me remettre au dessin
62. Apprendre à jouer d'un instrument de musique (il parait que c'est bien pour draguer)
63. Apprendre à danser et en particulier réussir enfin le madison sans m'emmêler les pinceaux
64. Apprendre à mélanger un jeu de cartes comme un pro
65. Progresser au poker
66. Mieux connaitre mes voisins
67. M'investir dans une association
68. Avoir une aventure d'un soir, histoire de voir ce que ça fait (Défi réactivé pour cause de célibat)
69. Faire l'amour sur un green du golf
70. Tomber amoureux (...et elle tomba du ciel le 19/05/08 et se réenvola 1 ans et demi après)
71. Faire le premier pas avec une fille sans attendre que ça me tombe tout cuit (réalisé le 19/05/08 même si ce n'est pas du 100%, je le compte quand même)
72. Rencontrer de nouveaux amis tout en gardant les anciens
73. Inviter mes amis chez moi et cuisiner pour eux (réalisé le 16/05/08 avec Atos, Aramis, O. et Mimie... la bande des 5 du lycée à l'ancienne)
74. Apporter le petit-déjeuner au lit à quelqu'un (réalisé le 22/05/08)
75. Prendre un beau portrait de tous ceux que j'aime
76. Organiser un foot réunissant tous mes copains
77. Offrir des fleurs à ma mère sans raison particulière
78. Faire mon grand ménage sur le net
79. Rendre visite à ma grand-mère paternelle en Gironde parce qu'elle le mérite (réalisé le 12/01/09)
80. Faire une psychanalyse
81. Me recueillir sur la tombe de Luc
82. Changer le monde ou au moins essayer
83. Prendre un VRAI bain de minuit
84. Dormir à la belle étoile
85. Prendre la parole en public
86. Monter au sommet de l'Arc de triomphe (réalisé le 15/08/08)
87. Passer une nuit blanche dans Paris
88. Faire la braderie de Lille et y manger une moule-frites
89. Faire les ferias de Dax avec Portos
90. Faire un tour de France (et pourquoi pas des blogueurs) en train avant de perdre mes réductions (c'est mort... adieu le TGV en 1ère classe gratos)
91. Prendre l'Eurostar pour aller à Londres
92. Visiter le quartier Rouge d'Amsterdam
93. Retourner à Barcelone
94. Assister au festival du film fantastique de Gerardmer
95. Assister au festival de Cannes
96. Visiter au moins deux pays de l'Est (Pologne, République Tchèque ou Croatie ce serait sympa)
97. Changer de continent
98. Faire de l'humanitaire
99. Ne rien lâcher
100. Rester en vie
101. Finir cette liste et en recommencer une autre
Sous le soleil

Source Photo : Moi - Jusqu'au bout.
Je sais, ça fait longtemps que je ne suis pas venu mais je ne me suis pas encore résigné pour autant à abandonner ce blog comme c’est la tendance en ce moment. J’ai juste moins d’envie et surtout moins le besoin de m’y exprimer. Je vous ai laisser sur un article plus que dépressif. Je vous rassure, je ne me suis pas passer la corde au cou et encore moins la bague au doigt. J’avais commencé à rédiger pas mal d’articles que je n’ai jamais achevé. Ils traitaient pour la plupart de la déliquescence des liens humains, familiaux ou amicaux, de la poisse qui semble s’acharner sur mes proches. Je suis parti en vacances deux semaines en Martinique et cela m’a fait un bien fou. La veille de mon départ je crois que j’ai atteint un pic de stress. Je ne me voyais pas m’en sortir entre mes préparatifs de départ, le boulot et les formalités administratives qui arrivaient à échéance. J’étais à deux doigts de m’effondrer au point d’en tourner de l’œil. J’ai laissé tout cela à la porte de l’aéroport, direction la Caraïbe.
Deux semaines de détente sous le soleil et la chaleur, loin de tout ce qui me préoccupait. J’y ai réappris à apprécier les choses simples, à me délecter du simple et du vital, ne plus être dépendant du temps. J’y ai trouvé ce dont j’avais besoin : du dépaysement et un nouveau souffle. Mes yeux y ont pris de la couleur entre la végétation massive et verdoyante, une eau et un ciel d’un bleu limpide, le blanc et le noir restant cantonnés au sable fin des plages. Mes années de privations et mon renoncement ont enfin trouvé leur sens : me faire plaisir sans avoir à compter. Ce plaisir on l’a surtout trouvé, Portos et moi, dans nos assiettes et dans nos verres, cuisines épicés, mets locaux, parfois étranges et rhum à volonté ! Se lever le matin avec le soleil et prendre son petit déjeuner sur la terrasse avec vu sur la mer, apéro le soir avec le verre à la main dans la piscine en admirant le soleil se coucher sur une mer d’huile. Ils étaient loin mes états d’âme, mes amours déchus ou déçus, le travail et ses objectifs inatteignables, la garde de ma nièce devant le tribunal, etc… Ne penser à rien d’autre qu’au moment présent. J’avais totalement oublié ce que c’était. « Pani Problem » est une philosophie que j’ai adopté très naturellement à mon propre étonnement. Je me suis recentré et il ne s’agit pas là de parole en l’air censé m’autopersuader. Je suis mieux dans mes baskets. Grâce à ce recule j’ai appris des choses et changé d’opinions sur certaines autres. J’ai fais la paix avec moi-même et avec la Vie. Je ne sais pas combien de temps cela va durer donc j’en profite au maximum. Je suis posé, j’ai cessé de me plaindre à tort et à travers. Cette année 2010 m’a éreinté, ces vacances m’ont apaisé, j’en suis sorti endurcis. On aurait put croire qu’il ne s’agissait que d’une euphorie éphémère qui se serait évaporé à la descente de l’avion et je l’ai craint. Le retour n’a d’ailleurs pas été évident, une nuit blanche dans l’avion avec un espèce de Crocodile Dundee aviné qui s’endormait sur mon épaule, le décalage horaire ainsi que la neige et le froid qui nous attendais à Orly alors que quelques heures auparavant nous nagions encore avec les poissons dans une eau à 29°C. D’ailleurs si tôt débarqué les mauvaises nouvelles n’ont pas tardé à pleuvoir, la réalité nous rattrapent toujours. Sur le chemin du retour mon père égrène : mon grand-père en soins intensifs suite à une attaque, ma sœur dépressive et une bataille devenue judiciaire et inepte pour un enfant qui ne demande que des soins et de l’amour, une amie qui voit son couple de 4 ans disparaitre (décidément c’est un cap à passer), j’en passe (beaucoup) et de meilleurs. J’ai laissé mon regard se perdre dans le défilement de ce paysage bétonné et enneigé et j’ai eu cette désagréable sensation, en regardant ce ciel bouché et blanchâtre, d’avoir perdu la vision en couleur et d’être passé au noir et blanc. Cette sensation est restée plusieurs jours avant de s’estomper. Je ne suis pas retombé dans mes travers. J’ai gardé ma philosophie des vacances. Pas de problèmes sans solutions. Prendre les choses les unes après les autres et laisser le temps travailler pour moi.
Le retour au travail s’est également bien déroulé. Il y a eut beaucoup de changement pendant que j’étais partis. On a changé de chefs avec une réorganisation complète du service à la clé. Mon nouveau responsable est jeune, plus calme, organisé et pragmatique sans pour autant être un drogué du travail. Il ne jugera plus en fonction du temps consacré mais aux résultats ce qui me convient bien mieux car j’estime être quelqu’un de très productif et mes idées m’interdisent de faire des courbettes et des heures supplémentaires à l’œil. Entre travail et vie privée, mon choix sera toujours vite fait. Même Lotso, qui croyait pouvoir en profiter pour prendre les choses en main a changé d’attitude envers moi lorsqu’elle a vu qu’elle ne pourrait pas se mettre le nouveau boss dans la poche et qu’elle devra compter avec moi. De nouveaux jeunes sont arrivés. Je revis. Il y a 8 mois j’étais seul, nous sommes désormais une petite bande de 6 ou 7. L’ambiance et l’envie s’en sont trouvées changées. Il me reste désormais un choix à faire : gravir ou non un échelon immédiatement et devenir en quelque sorte un superviseur. En gros cela consiste à prendre beaucoup de responsabilités en plus, sans pour autant avoir les pouvoirs et la paie qui vont avec, à recevoir les coups et la pression aussi bien par le haut que par le bas, bref un poste à forte pression des résultats. Les inconvénients sont évidents, les avantages sont minces mais non négligeables : cela me permettrait de me mettre en avant et de progresser plus rapidement dans l’entreprise, ce qui me ferait changer de service un peu plus rapidement. Un choix à double tranchant car je peux aussi m’y brûler les ailes. Que choisir ? Il ne s’agit pas là d’un questionnement métaphysique mais bel et bien pratique.
Pour le reste, les mois à venir vont être très intéressant. J’ai donné mon préavis de départ pour mon studio et commencé à chercher sérieusement un nouveau logement en collocation avec Portos sur les alentours de Disneyland à deux pas de chez Atos et Aramis. Ma qualité de vie devrait s’en trouver largement améliorer. Moins de temps dans les transports (malgré l’éloignement, vive les contradictions franciliennes) et donc aussi moins de galères, un rapprochement avec la ma famille et surtout mes amis, une plus grande liberté de mouvement avec l’achat d’une voiture… Après avoir loué pendant des années les bienfaits de la ville lumière j’opte désormais pour un départ rapide. Paris est une belle ville, intéressante et vivante mais je comprends désormais qu’elle n’est fait que pour les nantis et en renonçant aux paillettes que j’ai put frôler du doigt, je fais également une croix sur elle. Lorsqu’on travaille à plein temps avec un salaire moyen on ne peut pas l’apprécier à sa juste valeur. On ne la voit plus que par son métro bondé et puant rythmé par les « accidents graves de voyageur » et les alertes à la bombe. Fini les séances cinéma ou théâtre, les ballades improvisées dans ses parcs ou ses musées, la tournée des pubs, des restaurants branchés et des bars à cocktails : je n’ai plus le temps ni la force. Le travail asservit l’esprit et surtout le corps. Il faut avoir soit beaucoup d’argent (bonjour le prix des loyers) soit beaucoup de temps, ce que m’offraient mes études. J’en ai beaucoup profité, jamais assez à mon goût mais pas mal quand même. Il ne me reste désormais que les inconvénients sans pouvoir profiter des avantages. M’éloigner ne peut donc être qu’une très bonne solution. J’achève de me recentrer sur moi-même. Il ne me manque qu’une seule chose, toujours la même. Là encore, j’ai fais des progrès sur moi-même. Je suis toujours obsédé par la même personne (je n’aime pas dire "amoureux" en ce cas précis, je trouve ça inapproprié), même sous les tropiques son image est venue troublé mes rêves. Je m’efforce de m’ouvrir des horizons différents tout en gardant un œil attentif dessus. Une aventure même sans lendemain me ferait du bien mais je ne m’en formalise plus autant. Les choses se font et se défont, il n’y a qu’à les suivre et réussir à les attraper au vol, ce que j’expérimente encore mais je ne perd pas espoir de me décoincer un peu. Les seules choses qui m’impressionnent sont les personnes qui me plaisent.
Dehors il neige, en Martinique j’ai rencontré beaucoup de jeunes de mon âge qui sont partir travailler là bas, j’ai des copains de lycée ou de fac qui se sont expatriés en Thaïlande, en Australie, aux USA, au Japon, en Amérique du Sud, à Barcelone, Rome, Montréal ou Berlin, les autres font des enfants. Ma dernière ex part dans quelques mois pour un an à Tahiti alors qu’elle ne voulait pas entendre parler d’un déménagement à moins de dix minutes de chez ses parents. Je me dis que je manque d’audace, que j’ai fais des erreurs par manque d’abnégation. Si nous avions fait des efforts, si elle avait été plus patiente, peut-être partirions nous ensemble. Non, je ne crois pas. Mes erreurs je les ai faites elle m’ont construite. Je ne regrette plus ce que je suis devenu et je ne me préoccupe pas de ce que je vais devenir. Je gère de ce que je suis. Partir loin ? Pourquoi pas, c’est une expérience qui m’intéresse dorénavant. Peut-être le ferais-je dans un an si toujours rien ne me retient ici, c’est au moins l’avantage de travailler pour une multinationale, ce n'est pas les régions ou les pays qui manquent pour trouver une mutation. Je suis près à faire n’importe quoi, au fond de moi j’ai toujours eut envie de tout essayer mais pour cela je dois régulièrement me faire violence ou me faire forcer la main. Le dernier exemple a été mon initiation à la plongée sous-marine avec bouteille. J’en avais envie mais j’étais réticent par crainte de ne pas savoir ou je ne sais quoi d’autre. Portos, qui est plus expérimenté, m’a plus ou moins obligé à y aller. J’ai découvert un univers somptueux, j’ai adoré. Je dois accepter de ne pas savoir, de ne pas être parfait du premier coup et là je me lâcherais. Ces vacances ont vraiment été salutaire : elles ont fait sauter une partie de ce verrou ultrasécuritaire que je me suis imposé, ma curiosité doit prendre le pas.












