Born to resist

Parce qu'on a toujours besoin d'un canard en caoutchouc dans sa baignoire...

18 juin 2008

Toujours là

cc

    Faudrait que je m'y remette quand même mais je n'y arrive pas. Pas le temps, la flemme... de nombreuses excuses pourries. Je rentre chez moi en moyenne à 17h30 (quand la RATP le veux bien). Je quitte tôt, je pourrais même aller au ciné mais non. Je rentre chez moi avec une seule envie : m'écraser sur mon lit comme une merde et fermer les yeux. Je pourrais vous parler de ce boulot mais c'est tellement assommant. Je passe mes journées devant un ordinateur à faire de la saisie de contrats d'embauche et de fiches de paye pour les employés saisonniers du CE d'une grande entreprise nationale qui vous doit plus que la lumière (bah quoi? j'ai pas dis le nom). En plus il faut que je fasse ça dans une quasi obscurité étant donné que ma référente ne supporte pas la lumière du soleil (et même des néons) qui lui font soit disant mal aux yeux. Adieu soleil, je bronze à l'écran de PC cet été. Je ne vous raconte pas l'état de mes yeux le soir ; littéralement explosés.
    Lot de consolation, ma chère et entendre vient régulièrement partager ma couette. De ce coté là tout est au beau fixe. La bonne enfin? Je n'ose vraiment y penser. Je savoure. C'est beau, c'est bon. Demain ça fera déjà 1 mois, le temps passe décidément trop vite. Echange des premiers mots doux, de ceux que je ne dis pas sans les penser. Mes parents l'ont appris. Ma mère ne cesse de m'interroger et de me casser les bonbons. Normal. De toute manière les présentations seront faites dans deux semaines au mariage de M&L. Putain le coup de vieux que ça peut me foutre ça aussi. Il faut que je pense à mon costume, me racheter une chemise, une ceinture, (cravate?? beurk), cirer mes chaussures... J'ai gardé les traces de l'enterrement de vie de garçon pendant deux bonnes semaines : paintball le matin, accrobranche et karting l'après-midi, boite de strip-tease le soir sur les Champs (un grand moment et la grande classe  qui mériterait un article à lui seul lol). Un interminable marathon de 8h30 à 7h  le lendemain. On a été faible on aurait dut la jouer  en 24h.
    Le week-end dernier ça a été une de ces soirées que j'adore. Barbecue chez Vince pour fêter la fin de son engament militaire. C'était également la fête du village. Ce moment fabuleux qui regroupe un pauvre manège, des auto-tamponneuses, la confiserie et la pêche aux canards. Je n'y avais pas mis les pieds depuis au moins 4 ans. Après avoir bien entamé la soirée (et les bouteilles) on s'est dit : "tient et si on y allais?" ...comme quand on était petit. On a fait la retraite aux flambeaux, le principe : faire le tour du bled avec un lampion ou une torche à la main précédé de la fanfare de trifouillis les oies et occasionnellement de ses majorettes de 12 ans d'âge. Pas de majorettes prépubères mais fanfare au rendez-vous. Kitch à souhait, dans ce cortège hétéroclite surtout constitué de familles avec de jeunes enfants on fait quelques retrouvailles. Les plus expatriés d'entre nous se font accaparés. Je me rend compte que l'on a été une des générations les plus soudés. Etre encore là, ensemble, depuis la maternelle, j'ai trouvé ça beau. On recroise aussi quelques personnes que l'on ne regrettait pas, d'autres que l'on croyait en zonzon. Un petit village paisible, son tour vaut son pesant de cacahouètes : alors là c'est la maison où il y avait une production industrielle de marijuana, là celle des maquilleurs de voitures, là celle d'ex dealers, là les pédo, là les kidnappeurs/tabasseurs... oui mais au final il y fait quand même bon vivre. Dernier délire de la nuit, un tour d'auto-tamponneuses. Les même que lorsqu'on était haut comme trois pommes et où l'on dilapidait nos jetons distribués la veille à l'école. Elles avancent à une vitesse de tortues mais on tape notre délire. Ivresse, j'ai de nouveau 10 ans. Ambiance fluorescente et mix improbable de Johnny Hallyday et No Limit en fond sonore. 90's powa!
    Bon en fin de compte j'aurais tout de même réussi à m'y remettre. Je n'épiloguerais pas sur le parcours pitoyable (et c'est gentil) des Bleus dans cet Euro. Par solidarité avec Atos je suivrais désormais le Portugal et sur un ton plus affectif l'Espagne (c'est mon huitième ibérique qui parle au fond de moi) J'espère que cet article me remettra en tout cas le pied à l'étrier.

Souce photo : Moi, les Champs Élysées un soir ensoleillé

Posté par TheDuck à 19:53 - A Duck's life - Commentaires [4] - Permalien [#]

08 juin 2008

A la Scofield...

    J'ai pas le teeeeeeeeeeemps... d'écrire. Mais toujours là. Je passe en coup de vent. Le boulot se passe bien ; le reste aussi. Je profite, je n'ai plus une seconde à moi. Même plus le temps d'aller au ciné. J'ai repris le gout amer du Metro-Boulot-Cal... Dodo. La cohue des heures de pointe dans le métro le matin, les gens qui puent, qui vous bousculent, une fatigue un peu plus seine le soir. Le temps que je prenne le rythme et je pourrais un peu plus me consacrer à moi, à vous, reprendre le temps. Je désespère de revoir un peu de soleil. Je continue aussi à me balader (très vite) chez vous mais je ne prend pas le temps d'y laisser des traces malheureusement. La semaine qui arrive s'annonce plus accessible avec en toile de fond le début de l'Euro. Allez les Bleus !

foot
France - Colombie au Stade de France - Le pénalty de Franck Ribery
Source photo - Moi (honte à ceux qui ont sifflé T. Henry, le public parisien est décidément bien merdique)

Posté par TheDuck à 17:54 - Radio Duck - Commentaires [3] - Permalien [#]

01 juin 2008

La vie en mauve

waterhouse_pandora    J'ai été très touché par chacune de vos marques de soutien sur l'article précédent. Cela m'a fait du bien et je vous remercie TOUS. Beaucoup ont trouvé que j'avais eu du cran d'écrire tout ça. Peut-être, je ne sais pas. Le courage n'a rien à voir là dedans. Je l'ai fait sans trop me poser de question. Ca m'a même paru naturel pour ne pas dire essentiel. On a beau en parler beaucoup et librement en famille, histoire d'exorciser, d'extérioriser, de verbaliser... cela ne me suffit pas forcément. Il arrive parfois que j'ai des choses dans la tête, des mots, des phrases, qui se mettent en boucle inlassablement jusqu'à ce que je les poses sur du papier. Ca a été le cas ici. La délivrance n'est vraiment venu que par l'écriture. Celle ci était à chaud, dans une pure réaction épidermique. Ce texte dépeint plus la sensation de l'instant que la pensée que j'ai aujourd'hui. Bien sur je ne me formalise pas pour mon ADN, je n'ai jamais cru dans la prédisposition génétique. C'était des formules qui me sont venus comme je les pensais, et quand je l'ai écris je le pensais vraiment. A ce moment là j'en étais quasiment malade, l'impression d'avoir le corps possédé par une force obscure et néfaste. Une nuit blanche dans le noir avec des démons pleins la tête, un lendemain matin dans un train avec une feuille de papier et un stylo... Voici les lames de rasoir qui m'ont ouvert les veines et laissées filer ce fluide même s'il en restera toujours un peu. Je suis ce que je suis. Il n'y est pas pour grand chose donc je ne m'en formalise pas et ce n'est pas pour ce que je le voyais que ma vie va s'en trouver chamboulé. Mon nom je le porterais désormais avec fierté mais uniquement par rapport à mes parents, toujours exemplaires. Comme l'a très bien dis Zofia, ce qui est le plus touché aujourd'hui c'est l'innocence. Toute une part de mon enfance, tous mes souvenirs ou il est présent, impliqué, se retrouvent remis en cause. On passe tout en revu avec un autre œil. Mes madeleines proustiennes ont désormais un drôle de gout. Mais il reste ma grand-mère et elle, il ne faut surtout pas l'oublier car c'est une perle. Une perle qui se noie depuis des années et à qui il faut désormais rendre la vie. Elle a été privé de tant de belles choses, de bons moments, pour lui torcher le cul.
    Le lendemain de la publication de ce texte, j'ai appréhendé la nuit. La peur de revivre la précédente. Je me suis couché très tard (ou tôt selon) et j'ai bien dormi. Je ne me gâcherais pas la vie pour lui. Il faut savoir que j'ai appris ça le même soir que ma sœur. Le lendemain on partait rendre visite à des amis à elle  sur Lille. On a eut la tête occupé toute la journée par cette sortie qui nous a bien aéré, le temps et l'occasion d'en parler pendant le trajet. Ca s'est un peu transformé en voyage initiatique. Arrivé chez les Ch'tis avec des têtes de morts-vivants et repartis le soir avec le sourire aux lèvres. Tout se passe bien dans ma vie actuelle. J'embauche demain, je continue de voler sur mon petit nuage à roucouler, c'est d'ailleurs la seule personne hors de ma famille à qui j'en ai parlé pour le moment (in real life évidemment), hier on a fait l'enterrement de vie de garçon d'un ami... Le ciel est dégagé. J'étais en haut de la vague et je ne suis pas tombé. J'aurais été au creux du rouleau à ce moment là je crois que je me serais noyé. Dans un post précédent je disais que dans tout ce bonheur je ne verrai pas le monde s'écrouler autour de moi ou que je m'en foutrais. Je l'ai vu s'écrouler, une seconde, puis se reconstruire en un battement de cil. Maintenant je décide de m'en foutre. Un point noir dans une vie en rose. Rose et noir ça donne du mauve. La plus belle couleur du monde parait-il? Trop de rose, ça devient sirupeux de toute manière. Et puis je crois que la connaissance de ce drame m'a fait relativiser pas mal de chose (comme quoi tu n'es pas la seule Cassandre), un peu comme lors d'un décès. On se dit que la vie ne tient qu'à peu de chose pour basculer finalement. Pourquoi perd-t-on autant de temps sur des conneries et des choses qui apparaissent alors futiles? Là, personne n'est mort... après tout si. Quelqu'un disparait mais dans le même temps quelqu'un d'autre se réapproprie sa vie. Désormais le véritable courage sera de passer des intentions aux faits en écrivant cette lettre.
    Je ne suis pas mort, je vais très bien, je vous rassure et je reviens. Rubber Duck, je le suis et je le reste. Je l'ai écris en toute lettre, ce n'était pas anodin. Ce blog est une de mes armes pour lutter. TheDuck is born to resist !

Source : Pandore (1896) de John William Waterhouse

Posté par TheDuck à 15:22 - A Duck's life - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 mai 2008

Secret de famille

Attention - L'article qui va suivre est très sérieux. Etrangement je n'ai pas beaucoup hésité à sa publication. Certains ont les moyens de se payer un psy moi non même si parfois j'en aurais besoin. A la base c'était pour résoudre mes problèmes personnels que j'ai choisi de les écrire et de les publier à la face du monde. Je retourne à la fonction première de ma démarche de blogueur. Il y a un besoin important d'évacuer, de me vider la tête. Les réactions sont les bienvenues. Merci de votre compréhension.

moi

    Dans la vie rien n'est gratuit. Le bonheur simple et total n'existe que dans La Petite maison dans la prairie. Hier j'ai perdu quelque chose que je ne retrouverais jamais en échange d'une autre dont je ne pourrais me défaire pour le restant de ma vie. Il y a des drames pires que la mort et le sang, qui vous prennent les tripes jusqu'à l'envie de vomir tout son être. A peine n'ai je pas appuyé sur le bouton de publication de mon précédent article où je dépeignais enfin l'accession à un bonheur presque parfait, presque trop beau, mon père est venu me voir avec un air grave et angoissé.
    "Tu peux m'accorder dix minutes? J'ai quelque chose d'important à te dire..." Allons donc, moi je n'attendais qu'une chose : lui annoncer fièrement l'obtention de mon emploi saisonnier avec le sourire aux lèvres. Il s'assoit sur mon lit. Je reste assis sur mon fauteuil. J'attends.
    "C'est à propos de ton grand-père..." Je me dis alors : ça y est, il est canné ou ils se sont enfin décidé à le mettre en maison de retraite. Je suis préparé à l'annonce de ces nouvelles depuis bientôt dix ans, le cérémonial m'étonne un peu.



"Il est accusé de pédophilie..."




- Gros blanc dans ma tête -




    Les lèvres de mon père continuent de bouger. Je n'entend plus rien. Je ferme les yeux un temps pour être sûr d'avoir bien entendu, d'ingérer, d'avaler ce sale truc qui ne passe pas. Je suis bien assis pourtant j'ai l'impression de tomber dans le vide. Pendant qu'il continue de parler et d'expliquer je cherche frénétiquement à déloger un corps étranger imaginaire d'entre mes dents. Impossible de s'en débarrasser. J'ai froid, putain. Je suis frigorifié. Une boule se forme dans mon estomac puis remonte jusqu'à se bloquer en travers de ma gorge. Comment redessiner mon univers en une phrase. Je suis tellement assommé que je n'arrive même pas à en pleurer. Celle là, on peut dire que je ne l'ai pas vu venir.
    Je savais qu'il y avait beaucoup de secrets et de cadavres dans les placards de cette partie de ma famille. C'est comme tous les drames, on pense que ça n'arrive qu'aux autres avant que ça ne vous tombe en travers de la gueule. Les faits sont apparemment prescrits et remonteraient à plus d'une vingtaine d'année sur l'ainée de mes cousines, entre ses 3 et 11 ans. Le coté de la famille qui servait de vilain petit canard, celui que je préférait déjà bien avant tout ça. Les petits-enfants ingrats qui ne voyaient plus leurs grands-parents depuis près de vingt ans pour une obscure brouille.
    Tout d'un coup, tout s'est éclairé en moi : les comportements de chacun, les zones d'ombre. C'est comme si je venais de découvrir les dernières pièces manquantes d'un puzzle commencé depuis ma naissance. L'incompréhension face aux comportements de certains s'est mué en admiration grave, en tristesse et souffrance. Tout est devenu si limpide que je me demande comment on a fait pour ne pas voir. Peut-être que certains ne voulait pas se l'avouer.
    Les langues se sont déliées. Mes deux tantes en auraient également fait les frais. Il ne s'agirait "que" d'attouchements très appuyés. Pas de Dutroux ou de Fourniret, il ne s'agit "que" d'actes ignobles d'une banalité hallucinante au cours d'une autre époque. Chronique d'une vieille France rance, malsaine et frustrée.
    Tout cela est sortie des eaux troubles il n'y a que trois mois si j'ai bien tout compris. J'avais déjà évoqué l'attitude étrange de mon père au retour de sa dernière visite. Il lui a fallu tout ce temps pour le digérer, plusieurs semaines sans dormir pour enfin nous en parler de la meilleure façon possible. Il a réussi et je l'admire pour sa gestion de la situation. Evidemment, l'inquiétude s'est porté sur chacun d'entre nous, petits-enfants. Je ne souhaite à personne de devoir répondre à cette question : "Ton grand-père t'a-t-il fait des choses?" Toutes vos valeurs s'entrechoquent. L'échelle familiale est remise en question. La famille parfaite Ricoré n'existe pas, mais de là à tomber dans la famille Adams.
    Comme tous les garçons de sa descendance, je n'ai jamais été proche de lui. Il ne portait pas les garçons de son engeance dans son cœur. Sur l'ensemble de mes cousins, cousines, j'avais l'impression d'être la cinquième roue du carrosse. Je n'en ai jamais été autant heureux. Ma sœur était par contre sa préférée, "sa plus meilleure" comme il dit et elle le lui rendait bien. Je n'ai jamais eu beaucoup d'affection pour ce vieil homme. C'était juste mon grand-père ; cette affection était naturelle. Naturelle? Non, superficielle. Peut-on aimer quelqu'un qu'on ne connait pas ou peu, juste parce qu'on nous a dit qu'il le fallait? Pour moi c'était un étranger, un étranger qui sentait le vieux. C'était un grand-père à l'ancienne. Quand j'étais petit je le craignais par respect, parce que c'était quelqu'un qui en imposait avec un caractère de merde. C'était le pépé qui s'endormait devant les opéras d'Arte, pour qui on devait conserver amoureusement nos bâtons d'esquimau pour ses constructions de maquettes ferroviaires et qu'on allait visiter une fois par an, quand c'était possible, dans leur trou paumé. Au fil du temps sa santé s'est dégradé sans raison identifiable mis à part un long laissé allé. Il est devenu un fardeau pour ma grand-mère que j'aime de tout mon cœur et qui n'aura eut comme seul tort que d'être éperdument éprise d'un homme qui ne l'a plus aimé depuis des décennies.
    Je culpabilisais d'être pressé de le voir passer l'arme à gauche ces dernières années, afin de la voir enfin libre de profiter de la vie qu'elle mérite. Quelle sorte de petit-fils peut souhaiter la mort de son grand-père lorsque celui ci n'a apparemment rien à lui reprocher? Désormais je n'ai plus de remords. Il pourrait crever la gueule ouverte que je m'en foutrais... non quand même pas, je serais soulagé. Aujourd'hui ce n'est plus qu'un légume aussi bien physique que mental. Il s'en sort trop bien.
    En plus d'être un fardeau physique, il est désormais devenu un fardeau moral de poids. Il nous a salit, tous. Le seul fait de penser que je possède en moi une part de son ADN me donne la nausée. Une douleur, le mal, coule dans mes veines. J'ai envie de me les couper pour en laisser s'échapper ce fluide néfaste. Trouver la paix. Toutes les douches du monde n'y change rien. J'en viens même à avoir honte de porter son nom, d'en être un des deux seuls dépositaires de ma génération alors qu'avant j'en faisais une fierté personnelle. Je ne pourrais plus le voir en face sans avoir envie de le démolir. Pour moi la vie ce devrait être se montrer digne de ses ainés et montrer l'exemple à sa descendance. Il a tout raté. Je ne sais si je pourrais reposer les yeux sur lui de son vivant. Ce n'est pas un monstre, juste un homme trop faible pour s'imposer des limites infranchissables. Pour moi il est mort. Il n'existe plus.
    Pourquoi tout ceci ne sort-il que maintenant? C'est tout simplement l'aboutissement du long travail de reconstruction de ma cousine par une psychanalyse interminable : porter plainte. Non pas pour le condamner, il est trop tard malheureusement. C'est pour la reconnaissance. Elle n'est pas folle. Tout ceci a existé, tout ceci s'est passé. La prochaine étape pour moi, après avoir encaissé définitivement le coup, sera de la contacter et de l'assurer de mon soutient total. Je pense que je lui écrirais une lettre plutôt qu'un coup de téléphone où je ne trouverais plus mes mots. Espérons au moins que tout ceci parvienne à resserrer les liens de cette famille depuis trop longtemps éparpillée. J'ai envie de rattraper le temps perdu, de connaitre vraiment, enfin, chacun de mes cousins. Nous avons tous désormais un fardeau en commun qui peut nous unir et qui sinon, dans le cas contraire, pourrait nous déchirer dans le futur si rien n'est fait en ce sens.
    Pour l'heure je me trimballe une envie de vomir permanente, je ne dors plus ou très mal, la nuit me mettant face à face avec mes pensées les plus glauques. Le sexe et la pornographie en particulier mes semblent être devenus quelque chose de sale, d'écœurant, d'intolérable. Et toujours cette honte lancinante , cette sensation de trahison intolérable, cette colère, cette culpabilité également. Beaucoup de choses peuvent expliquer ces actes mais rien ne saurait les justifier et encore moins les pardonner. J'ai de la haine au fond de moi. Je suis blessé dans ma chair et dans mon esprit. J'ai l'impression que toute la série d'évènements heureux de ces derniers jours n'étaient destinés qu'à une seule chose : me permettre de prendre la nouvelle le moins mal possible, d'être assez solide pour me relever. Peut-on se relever de ça? Le bonheur me semble interdit par la vie pour une raison que j'ignore. Tout est gâché, souillé et je ne suis pas le plus à plaindre. Je n'oublie pas que la première victime est ma cousine et toutes mes pensées sont actuellement dirigées vers elles.

Source photo : Moi pas frais

Posté par TheDuck à 02:10 - A Duck's life - Commentaires [6] - Permalien [#]

26 mai 2008

Encore une victoire de Canard

    Décidément un miracle n'arrive jamais seul. Depuis une semaine je roucoule et je dors peu. J'avais presque oublié comment ça pouvait être. On le galvaude souvent pour apaiser l'anxiété mais c'est pourtant vrai : ça vous tombe dessus quand vous vous y attendez le moins. Le monde pourrait s'écrouler autour de moi je n'en aurai rien à foutre. Je ne sais même pas si je le verrai. Tout est si beau que je dois m'employer à penser que ce n'est pas "trop beau pour être vrai". C'est vrai et j'ai envie d'y croire, balancer aux orties toutes mes peurs et mes douleurs passées pour faire tomber une à une les barrières protectrices que je me suis forgé au fil de temps et qui n'ont réussi qu'à m'emprisonner. Je ne tombe pas pour autant dans la naïveté, j'ai perdu toutes mes illusions il y a bien longtemps. J'ai juste envie de me donner une chance de pouvoir à nouveau parler à la première personne du pluriel.
    La positive attitude était peut-être bien plus élaboré que ce que pouvait nous évoquer Lorie et Raffarin. La semaine dernière lors de notre psychanalyse mutuelle autour d'un verre (bon ok plusieurs) en happy hour avec L. j'avais évoqué mon regret d'absence de dialogue avec mon père, le fait qu'on n'avait jamais vraiment rien fait ensemble, que lorsqu'on se retrouve tous les deux en tête à tête un silence pesant s'installe. On n'a pas grand chose en commun, on ne sait pas quoi se raconter ni même trouver les mots pour se parler. Tout a une origine. Je pense qu'avoir eu en même temps ma crise d'adolescence et lui celle de la quarantaine a tout brouillé. On s'aime, mais on ne sait pas se le dire. Plus inquiétant, je m'étonnais du manque de réactions devant mon incapacité à me projeter dans l'avenir et à trouver un stage ou ne serait ce qu'un job. Ce n'était guère habituel mais je savais que je devais vite y remédier et profiter de ce "délai" de tranquillité pour trouver un boulot, pour moi et  qui me convienne et non choisit à la va vite juste pour calmer les attaques parentales et au final me rendre compte que je n'agissais pas pour ma propre personne. Vouloir réussir par et pour mes propres moyens a toujours été mon objectif intrinsèque, parfois ça m'a causé du tord en refusant d'utiliser le peu de piston auquel j'aurais pu accéder. Et comme tout le monde le sait, tout fonctionne désormais au piston. Le lendemain de cet épanchement freudien, je suis rentré chez mes parents. C'est au milieu d'une journée magnifique à tout point de vue que mon père s'est enfin révélé par des piques et des réflexions acerbes, des questions qui n'en était pas... blessantes. Voilà comment on dialogue de choses importantes entre nous : par des petites phrases assassines. Evidement, ça s'envenime toujours. Un dialogue ne se construit pas  chacun dans son coin en ruminant ses positions et ses préjugés. Il y a longtemps que j'ai compris que le conflit verbale n'apportait rien de bon, désormais je le crains. Depuis des années je préfère fuir plutôt que de rentrer dans ce tourbillon infernal, destructeur et stérile sachant pertinemment que je n'en avais jamais rien à tirer de positif. Comme je le confessais à L. je n'attends que ça de pouvoir me poser autour d'une table et de discuter vraiment et calmement de ces choses là, de mon avenir, de mes perspectives, le l'aide qu'ils pourraient m'apporter... comme des gens civilisés. S'écouter, se parler pour enfin se comprendre et aller quelque part sans avoir besoin de tâtonner. Hier soir le miracle s'est accompli après le diner : « Bon et sinon, sans passion, tu sais ce que tu vas faire l'an prochain? » Ce qui a changé : le ton de la voix, calme, attentionnée et ouverte et surtout, surtout les mots « sans passion ». Ce que j'avais évoqué quelques jours plus tôt comme un rêve inaccessible était en train de se réaliser. J'avais l'impression qu'il avait lu dans mon esprit. Enfin! Je me suis demandé s'il lisait ce blog, puis je me suis souvenu que même si j'y ai longtemps pensé je n'avais jamais vraiment écrit là dessus. Le simple fait d'en avoir parlé à quelqu'un de ces choses qui me rongent, de ce complexe d'infériorité affectif que j'ai par rapport à ma soeur, tout ça semble avoir explosé pour disparaître. Une vague d'émotion a failli me submerger, j'ai dut me contenir pour ne pas tomber en larme comme lorsque l'on connait enfin la libération après des moments interminables de tension et d'attente. La discution dont je rêvais a eut lieu. On a tout évoqué de la possibilité de reprendre des études à celui de trouver du travail à temps complet, de la remise en question de mes ambitions artistiques sans pour autant les enterrer, de l'aide qu'il pourrait m'apporter, qu'il ne m'avait jamais offert et que je n'avais jamais demandé, les deux par fierté et l'envie de me voir réussir par mes propres moyens, et enfin un soutient en toute circonstance.

    Cette discution m'a bien sûr confronté à des choses douloureuses. Elle marque peut-être la fin du voyage, celui d'un rêve. L'abolition de mes illusions face à la réalité de la vie d'aujourd'hui. Je ne veux pas abandonner mon rêve mais je ne veux pas non plus courir éternellement après des choses qui me semblent inaccessibles. Le cinéma, déjà fini avant d'avoir commencé? J'ai toujours eu le sens des réalités par rapport à la dureté de ces métiers. Peut-être n'ai je pas encore les capacités nécessaires pour y survivre. Les derniers mois m'ont apporté la maturité nécessaire pour cette remise en question, avoir une nouvelle relation m'a permis de ne pas dramatiser la chose. Comme quoi une chose en entraine toujours une autre.

    Dernière bonne nouvelle en fin de compte. Aujourd'hui j'ai décroché un job pour les trois mois à venir, non pas derrière une caméra mais dans des bureaux loin de l'univers audiovisuel. Je vais bosser avec Mimie que je remercie pour cette aubaine à laquelle j'avais postulé sans succès il y a deux mois. Seul bémol je peux dire adieu à mes vacances entre amis du mois d'août mais en même temps des vacances sans un sous en poche c'est un peu difficile et puis il faut bien bouffer le reste de l'année. Je commence lundi prochain.

    Tout va si vite, il y a un peu plus d'une semaine j'étais célibataire, chômeur, étudiant désabusé et froidement complexé vis à vis de mes parents. Aujourd'hui je peux discuter sereinement avec eux, je vais avoir un taf bien payé pour les trois mois à venir qui va me permettre aussi d'étudier mon avenir plus sereinement et aussi une super petite amie, le tout sans avoir peur de me réveiller. A ce rythme là, il se peut que je révise mon jugement sur le printemps, S'ils avaient put être tous comme celui là, la vie aurait été plus douce. Ne jamais dire jamais, la chance c'est comme le reste ça vous tombe dessus quand vous lui courrez plus après. Pourvu que ça dure...

ValentinesDuck_772895

Posté par TheDuck à 19:01 - A Duck's life - Commentaires [3] - Permalien [#]

19 mai 2008

Bollywood

vrai
Reese Witherspoon & Mark Ruffalo dans Si c'était vrai... de Mark Waters

    Comme dirait l'autre, "ça, c'est fait!" Il m'aura fallu trois semaine et je ne sais plus combien exactement de rendez-vous pour que cela se produise enfin. J'étais décidé quoi qu'il arrive que je ne laisserais pas encore passer ma chance sur cette soirée d'hier. Il m'aura quand même fallut attendre une soirée marathon et 4h du matin. Je dois rendre hommage à sa patience même si je "suis long à la détente" en rigolant. Oui, on ne me refera pas. Aiollywood, je n'ai toujours pas la solution à notre problème, à part peut-être se lancer comme si de rien n'était. Dans ces moments là on a l'impression que tout se passe si naturellement contrairement à tout ce qui précède où je restais un peu coincé. Je vais donc dire que j'ai réussi même si ce n'est pas tout à fait vrai. Je me suis rapproché, j'ai tendue une perche énorme (entendre par là blague débile et rien de tendancieux hein)... Si on se réfère à Hitch où il faut faire 90% - 10% du chemin disons que j'en ai été à 50% - 50% ce qui est déjà pas mal pour moi. Enfin bref, on ne me refera pas. Le film se termine bien, un nouveau se construit. Je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas m'enflammer, mais je le sens bien cette fois. J'ai l'impression  de résoudre l'erreur de cinq années. Si on m'avait dit ça il y a un mois je ne l'aurais pas crut possible. Quand j'y repense tout ça a commencé par une soirée de déprime solitaire et alcoolisé, un message sur internet et copain d'avant, du coup j'ai l'impression de n'être jamais redescendu. Je suis enivré autrement. Une chose entrainant une autre, ça me redonne la pêche pour tout le reste. Je viens de me rendre compte que je ne l'ai jamais nommé, peut-être par superstition. On verra avec le temps. Je préfère garder ça pour moi, je ne m'étendrais donc pas sur le sujet sans raison, par pudeur. Je me suis couché et levé avec le sourire aux lèvres, je ne ressent même pas de courbature du paintball de la veille. Sunlight.


Je valide donc le défi 71 et suspend le 68.

Posté par TheDuck à 16:33 - A Duck's life - Commentaires [3] - Permalien [#]

Défi 53 - La plante

pl

   

    Depuis le temps que je disais que mon studio manquait d'un peu de verdure voilà chose réparée grâce à ma soeur qui m'a fait ce petit cadeau surprise bien sympa lors de la journée porte ouverte de son ancienne école de paysagiste qui se trouve près de chez moi (en fait j'ai récupéré sa location). Bon je ne sais pas comment ça s'appelle ni comment on s'en occupe, dès que je le saurais j'éditerais. C'est promis. Je suis quand le même l'un des seuls mec au monde à réussir à faire crever un bambou (mais bon il était déjà pourrie de l'intérieur un peu comme la personne qui me l'avait offert... moi aussi je gratouille ^^). J'ai donc demandé combien de fois par an il fallait arroser ce truc et il parait que c'est increvable. Ne parlons pas trop vite, rien n'est increvable avec moi mais c'est exactement ce qu'il me fallait !

Posté par TheDuck à 05:11 - 101 Défis / 1001 Jours - Commentaires [4] - Permalien [#]

Défi 10 - Le Paintball

p1

    Deux ans que j'attendais ça. La pluie de l'année dernière nous avait vraiment tout volé. Une petite tradition de plus réinstauré avec un paintball pour accueillir la saison soit-disante ensoleillé. Des impacts et des bleus partout, des courbatures d'enfer à prévoir demain. Je m'en fout s'est tellement de se trainer dans la boue ou dans les ronces pour jouer au commando. Encore mon coté maso, ça fait mal mais j'adore ce jeu. Un prochain est encore prévu bientôt mais pour une occasion très très spéciale... Défi réalisé le dimanche 18 mai 2008 avec une bonne bande de copain ainsi que quelques inconnus avec de l'équipement pro qui nous ont défouraillé grave. J'ai un bel impact sur la fesse droite. Non je ne fuyais pas. Non je ne tournais pas le dos à l'ennemi. J'étais le dernier des mohicans (ou des masques jaunes très discrets), je me suis fais encercler et j'ai été repeint des pieds à la tête. C'est ça qui est bon.

p2

Source photos : De moi évidemment (sauf la seconde puisque je suis dessus ^^)

Posté par TheDuck à 04:57 - 101 Défis / 1001 Jours - Commentaires [3] - Permalien [#]

17 mai 2008

Court battement d'ailes

    Juste en passant ce soir pour dire...

ca

    Ma joie de voir l'Olympique de Marseille finir troisième du championnat de L1 et obtenir son billet pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions et ma tristesse de voir le Racing Club de Lens descendre en L2, ils méritaient mieux au contraire d'un P.S.G. qui s'en sort encore une fois de justesse.

    Mais aussi que plusieurs de mes défis sont en passe d'être réalisés dont le 10 demain, le 53 (cadeau de ma soeur) et je l'espère, surtout celui là, le  71 demain soir... Si cette fois ci je ne le fais pas  je serais définitivement bon à rien... Maintenant je vous laisse chercher pour savoir de quoi il s'agit ;)

    Plus de détails et la suite quand j'aurais le temps...

Posté par TheDuck à 23:33 - Radio Duck - Commentaires [1] - Permalien [#]

15 mai 2008

Il n'y a plus de saison pour les Canards

    Le week-end dernier a été formidable (bon... en dehors de ce que j'ai évoqué précédemment). On a fait la fête, à l'ancienne. Feux de camps et barbecues dans une clairière au bord de l'eau, perdue dans les bois. A boire, à manger, trop boire, trop manger. Une nuit indescriptible... en fait si, je l'ai déjà fait dans Mes étés, c'était ça. On s'est retrouvé, après pour beaucoup de temps pour certains. J'avais l'impression d'avoir à nouveau 18 ans. Trop de choses se sont passées. Je n'ai pas pris le temps de les noter. J'ai vécu au lieu d'écrire, parfois ça fait du bien. Comme on avait deux fois trop, on a remit ça le lendemain. Aussi bonne soirée que la veille à la différence près qu'on a relâché un peu plus. La vie ne semblait être qu'une éternelle fête. Elle devrait l'être d'ailleurs. Je me suis posé, silencieux, j'ai regardé autour de moi essayant de capturer chaque moment, chaque geste, chaque impression. "Oh ! T'es triste?" Une copine est venue se poser près de moi. "Non, au contraire. Je suis heureux. Je profite. Regarde : des amis, un super temps, un bon feu, la forêt et la nuit sont à nous... Que demander de plus?" Oui, que demander de plus? Le paradis sur Terre qu'aucun mot sans le recul n'a put exposer.
    Cette seconde soirée avec ces élans mystiques a peut-être été plus imbibée que la précédente. Il fallait bien finir la bière et la vodka, mais je rassure tout le monde c'est resté bon enfant. Au milieu de la nuit je suis rentré seul, à pied. J'y tenais. Deux kilomètres à pied dans les bois par une nuit sans lune, une bière à la main. Une jolie promenade. On croit toujours que ce qui fait peur dans une forêt ce sont les bruits. Je ne suis pas d'accord, c'est l'omniprésence du silence. L'absence d'espace et la sensation d'un vide infini. J'ai marché tranquille, en réfléchissant beaucoup comme d'habitude. C'est incroyable le nombre d'oiseaux qui chantent la nuit. La vie c'est quand même pas si mal des fois.
    En même temps je me dis que c'est dégueulasse. Pourquoi je ne peux  être heureux en même temps que les autres? Des horizons nouveaux s'ouvrent à moi alors que le crépuscule s'abat sur certains. Comment savourer ces chances s'il faut en même temps me  retenir d'exprimer mon enthousiasme et mes craintes pour ne pas enfoncer les autres. C'est dommage. Des ballades en forêt nocturne ou diurne à celles de Paris, j'arrive à marcher, marcher sans penser. Juste capter l'instant. Des amis sont tristes mais j'ai envie, malheureusement, de dire : chacun son tour. Je les accompagnerais comme ils l'ont fait (ou pas d'ailleurs) pour moi et je sais qu'au bout de tout tunnel, il y a une sortie même si parfois on l'occulte. Je suis dans une période étrange. Je me demande si j'en connais parfois de normales. Je suis toujours célibataire sans avoir l'impression de l'être. On s'est revu plusieurs fois. On a été chacun l'un chez l'autre. On s'échange beaucoup de messages, tous les jours. Et pourtant, pourtant... Rien ne se passe. Je ne franchis pas le premier pas et je commence à me poser  toujours plus de questions : et si je me trompais? En fait je crois qu'elle est comme moi et là on n'est pas sorti de l'auberge. Il y a beaucoup de choses qui passent dans l'air et pas seulement des anges. Mais il y a cette barrière invisible à franchir, celle du touché, celle qui débloquerait tout. A chaque fois que l'on se voit je me dis "Cette fois j'attaque. Je me fout de ce qui peut se passer." et puis rien, je reste comme deux ronds de flan avec le cerveau qui suinte et les doigts qui s'emmêlent... et vice versa. Un des grands mystères. On ne change jamais vraiment au fond de soit. Je continue de chercher la clé qui ouvrira cette porte. Comment peut-on être à la fois aussi exubérant avec certaines personnes et complètement paralysé avec d'autres? S'il ne s'est toujours rien passé, je sais déjà que ça n'a rien à voir avec ce que j'ai pu avoir Melissa par exemple. Ma seule peur est qu'à force de trop trainer, tout disparaisse. Qui sera, vera.
    Existe-t-il un métier où penser et méditer sur la condition humaine, le sens de la vie et l'écoute de l'autre sont des qualités primordiales? Ce qui m'importe dans une activité c'est de me sentir utile à quelqu'un et non à un système. Ce que je vais faire dans ma vie, je ne sais pas. Il y aura des opportunités. Je ferais en fonction. J'ai appris que pour moi l'aventure s'arrêtait, cette année encore, au premier tour. Je suis éliminé de mon concours. Tant pis, bonne chance à ceux qui poursuivent cette chimère. C'est la dernière fois que je le tentais. Demain j'appelle J. et on fait un film bordel ! C'est con, je suis heureux alors qu'il n'y a aucune raison que je le sois plus qu'avant, au contraire. Il suffit parfois de peu de chose. Merci le soleil! Cette après-midi il a grêlé.

1

Source photo : moi, mardi soir dans Paris

Posté par TheDuck à 22:31 - A Duck's life - Commentaires [2] - Permalien [#]



Page suivante »