Born to resist

21 novembre 2016

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16 novembre 2016

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19 juillet 2016

Voyage en Italie

BonnieandclydeFaye Dunaway & Warren Beatty dans Bonnie et Clyde (1968) de Arthur Penn

             Ecrire c’est bien, pour dire quelque chose c’est mieux. J’ai souvent tenté mais n’ai jamais réussi à le finir. Finir quoi ? Ce texte qui explique la fin de l’histoire d’un type névrosé et solitaire perdu dans une quête indéfinissable ?

Certains intellectuels prédisaient la fin de l’Histoire (celle avec un grand H) avec la conclusion de la Guerre Froide et la chute du bloc soviétique. Ils s’imaginaient sûrement que l’hégémonie d’une seule et même puissance sur le monde transformerait ce dernier en arc-en-ciel à Bisounours. C’était une analyse ridicule, balayée de plein fouet par le 11 septembre 2001. L’Histoire ne s’arrête pas et ne s’arrêtera jamais. On ne peut pas vivre sans enjeux et qui dit enjeux dit obstacles. Les objectifs changent, c’est tout.

Je ne renie rien. Je ne suis plus la même personne. J’étais perdu, noir, blessé, parfois aigri, profondément triste. J’ai passé beaucoup de temps à pourchasser un mirage, ma chimère, ma licorne... Il m’aura fallu un double mawashi geri dans les couilles pour sortir de ma torpeur.

Plus de questions à se poser. Plus de regrets à ressasser. Plus de remords à s’infliger. J’ai regardé devant moi et j’ai avancé. On ne meurt pas forcément en embrassant la lumière au fond du tunnel. J’ai saisi la première occasion qui s’est présentée à moi. J’y ai mis toute mon insouciance pour la toute première fois. En fait, c’était du désenchantement et de la désinvolture :

« Pourquoi pas ? Au pire je passerai juste une mauvaise soirée. Allons y… »

Cette soirée dure depuis deux ans maintenant. Je n’ai jamais regretté avoir tendu cette petite perche. Tout s’est enchaîné très vite. Un voyage en couple alors que nous ne savions pas encore si nous en étions un. Cette impression de vivre une autre identité dans un monde parallèle où tout va pour le mieux. Pourtant je n’ai jamais été autant moi-même. Je me suis même dit parfois que je l’étais un peu trop… moi-même. Ça n’a pas semblé la déranger. De fil en aiguille et de chambres à coucher en cabines de douche, ce qui m’apparaissait comme une belle complicité s’est transformé en quelque chose de plus fort. Une chose que mes expériences passées ne m’autorisaient pas à exprimer haut et fort. Je lui ai donc murmuré de ma plume lorsque j’aurais voulu le hurler au monde entier. Apparemment mon surmoi est plus doué pour partager mes angoisses que mon bonheur. Je n’ai pas réussi à vous l’écrire. J’ai eu du mal à le lui dire. Comme s’il allait s’échapper de ma bouche pour le perdre peut-être à jamais. Cette superstition. La peur est-elle toujours là ? Non. C’est autre chose. Je n’ai plus peur. Je suis serein. Elle est mon équilibre dans la Force, celle qui contient mon côté Obscur.

La plupart du temps j’écrivais mes frasques parce que j’avais le cerveau en vraque. Je le faisais pour me défouler et remettre de l’ordre dans mes pensées. Aujourd’hui j’ai les idées claires. Je n’ai plus besoin de faire le vide. Ce blog était ma béquille virtuelle, j’en ai désormais une autre, plus réelle. Mon but n’est plus de comprendre ma solitude. J’ai appris à lâcher prise. Je détourne le regard de mon passé pour rester de plein pied dans mon présent. No Future.

Je connais la fragilité de mon esquif. Je me suis endurci, à tout point de vu. Je suis parfois le cynique que je redoutais devenir. Peu importe, je profite pour moi. Pour moi… Pour moi… Pour nous… Que ces mots sont doux lorsqu’ils sont réellement appliqués. Je ne me tue plus dans la culpabilité d’un hypothétique égoïsme. Je prends désormais soin de moi avant tout. Cela me réussit.

Elle m’a rejoint dans mon appartement, depuis plus d’un an déjà. Elle a déjà fait plus de concessions que je n’en aurais imaginé. Nous avons des projets plein la tête, de belles ambitions. Oui : mon « je » est devenu notre « nous ». Je l’ai reproché à d’autres, je comprends désormais ma bêtise. La route est encore longue, le champ des possibles immense…

Est-ce un message d’adieu ? Mon happy end ?

Pour ce blog peut-être. Il ne s’agit plus que d’un vestige dans le meilleur des cas et d’une bombe à retardement dans le pire…

Peut-être ferais-je autre chose pour partager la suite de cette aventure.

Peut-être pas…

Le Canard enragé ne résiste plus : il vit.

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08 janvier 2015

Je suis Charlie

Charlie2

Ma modeste contribution 

             D'abord l'incrédulité, la peur, la tristesse, oh oui cette infinie tristesse, cette trop grande tristesse... Puis vinrent la colère, la révolte et cette haine toujours plus grande de la connerie humaine. Car c'était le seul ennemi déclaré de Charlie Hebdo. Cette connerie a assassiné des femmes et des hommes qui n'avaient que deux buts dans leur vie : nous faire réfléchir en nous faisant rire, parfois en nous bousculant, en choquant. Quelle plus noble et ambitieuse cause ? On a perdu de grandes plumes et un porte-voix libertaire sans égale. Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Honoré... des noms qui ornent ma bibliothèque et mes souvenirs. Qui n'a jamais esquisser un sourire, même par réflexe devant l'une de leurs œuvres si nécessairement acides ? Même leurs lâches assassins, j'en suis certain.

             Cette mécanique froide de faire disparaître tout être humain juste pour sa divergence d'opinion est effroyable. Il s'agit ici de bien plus terrible encore. Ils ont tenté de faire disparaître une manière de penser, une manière de raconter, une culture tout simplement. C'est ce qui se passe au quotidien aux quatre coins du monde : en Syrie, en Irak, au Mali, au Nigéria, en Libye, aux Philippines, en Afghanistan, en Somalie... la liste est longue et ne cesse de grandir.
                Les quatre coins du monde, c'est loin. Beaucoup trop loin pour beaucoup de gens. Alors oui, la Place de la République aurait déjà dut se remplir lors de l'enlèvement des lycéennes nigériennes par Boko Haram ou du massacre de ces centaines d'écoliers au Pakistan par Al-Qaïda. Malheureusement notre nature humaine est abreuvée et anesthésiée par l'info en continue de l'escalade horrifique. Un drame en chasse un autre. On nous supprime la nécessité intellectuelle du recule et de l'analyse pour les remplacer par le choc et les émotions. On nous a blasé la rétine face à la barbarie. Il faut bien pouvoir vendre quelques voitures diesel et des canettes de Cocacola light entre deux envoyés spéciaux et un reportage sur Ebola.

               La chose est différente lorsqu'elle se déroule sous nos fenêtres, que les victimes nous ressemblent, font partie de nos vies. La chose est différente lorsque la cible désignée n'est autre qu'un fondement de notre société, toute déliquescente qu'elle soit. Un fondement de notre pays, de notre identité, de notre liberté. Massacrer l'un des seuls journaux au monde à oser s'attaquer à tous les sujets, à toutes les idéologies, à tous les tabous... c'est s'attaquer à la liberté d'expression dans son ensemble. C'est s'attaquer à notre liberté de parole, à nous français. C'est s'attaquer aux fondements même de ce qu'est ou devrait être la démocratie. C'est déclarer la guerre à tous les hommes de bonne volonté.

               Nous avons perdu de grandes figures, peut-être même les derniers vrais libertaires à s'exprimer dans nos médias. C'est une défaite amer de l'intelligence face à l'obscurantisme. Nous avons perdu cette bataille, tant que nous resterons soudés ils ne gagneront pas cette guerre. Charlie Hebdo n'était plus qu'une petite bougie à la lueur vacillante dans un monde de ténèbres. Ces cons ont cru qu'ils pouvaient éteindre une flamme avec de l'essence. Il y a eut cette minute de silence, de stupéfaction, admirez désormais cet embrasement.

                Ces morts ne seront pas inutiles. Il est temps de réapprendre à ouvrir sa gueule, de ne plus laisser la parole à tous ces connards, car c'est ce qu'ils sont tous : les prédicateurs fanatiques, les extrémistes de tous poils, ces pourvoyeurs de haine : les Zemmour, les LePen, les Frigide Barjot, les Al-Baghdadi, les Poutine, les Kim-Jong-Un, les LDJ, les GUD, les cathos intégristes, tous les fascismes et fanatismes politiques, religieux et j'en passe. Tous ces extrémistes qui s'alimentent les uns les autres. Qu'ils expriment leurs conneries dans le vent, c'est leur liberté d'expression aussi. Mais qu'ils ne m'empêchent jamais de dire les miennes. Rien ne sert de discuter avec eux, on ne raisonne pas un con. Il ne reconnaît que SA vérité, celle qu'on lui a vissé dans le crâne. Rien n'oblige à les écouter et encore moins à leur tendre un micro. La vie est déjà assez difficiles sans tout ce purin...

               J'ai des amis de toutes origines, de toutes confessions, de toutes sensibilités politiques, de toutes classes sociales. Je crois au multiculturalisme et à la libre opinion. Je crois à l'égalité des chances mais pas à l'égalitarisme. Je crois en la liberté, pas au mirage de la sécurité. Je veux encore avoir le droit de ne pas croire en un Dieu. Je veux que n'importe qui ait le droit d'y croire. Je crois en la vrai laïcité, celle qui garantie à chacun sa liberté de culte et non pas l'application d'un athéisme forcené qui n'est que le reflet d'une crispation identitaire chrétienne. Je veux croire que je peux exprimer mon opinion sans prendre une balle ou un coup de couteau. Je veux croire que j'ai le droit de ne pas croire.

             Le drame de notre époque est qu'on ne nous apprends plus à croire. Nous n'avons plus de repères. On nous inculque qu'il ne reste que la gloire ou le désespoir. C'est ce qui nous manque pour sortir de ce marasme : l'espoir.

            Je l'avoue, j'ai cédé. J'ai baissé les armes devant la connerie humaine. Elle me semble si omniprésente... Le temps qui passe, le confort, ce monde, ce pays, cette Gauche, cette Droite, ces fous m'ont lassé. Mon feu, ma rage, mon indignation, ma soif de liberté ont peu à peu cédé leur place aux désillusions et au cynisme. Un suicide intellectuel devant la tristesse, la violence et la vacuité de ce monde. J'ai rangé au placard stylo, appareil photo et caméra. J'ai abdiqué lorsque j'aurais dut me rebeller plus fort.

 Et puis, deux connards sont entrés dans une salle de rédaction avec des kalachnikov...

Charlie is born to resist

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14 septembre 2014

Toutes les femmes de ma vie - Episode 4

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Ryan Philippe & Selma Blair dans Sexe intentions (1999) de Roger Kumble

            J’ai rencontré Adèle en 4ème. Elle était la meilleure amie d’une copine. Ni belle, ni laide, pas vraiment futée, elle a été ma première petite amie officielle et pourtant je n’avais pas d’attirance particulière pour elle. C’est l’âge con, celui des expériences. Portos était en couple, La Patineuse avait beaucoup de succès et je n’avais aucun courage pour aller vers elle. Mon cercle d’amis était en majorité féminin. Il ne fallait pas que je sois en reste. Si je ne respire pas la pleine confiance aujourd’hui, ce n’est rien comparé à cette époque lointaine. Je souffrais du syndrome Marty McFly. C'est-à-dire que je fonçais tête baissée dès que l’on me mettait au défi de peur de passer pour une poule mouillée. C’est malheureux à dire mais se sont ainsi que les choses se sont passées. On est loin du romantisme. Elle voulait sortir avec moi, je n’avais aucun égard envers elle, ses copines, dont la patineuse m’ont mis la «pression», j’ai sauté le pas. Il faut aussi dire que dans un coin de ma tête j’espérais que cette situation attirerait l’attention de l’élue de mon cœur en éveillant chez elle une pointe de jalousie. Montrer que je pouvais moi aussi devenir un être désirable. Pas vraiment une réussite, quoi qu’au bout d’un moment elles se sont fâchées pour des raisons que j’ignore encore. Les adolescentes…


            Il faut préciser quelques autres détails sur ma conquête. Cette fille était une bavarde de première qui n’arrêtait jamais de jacasser. Sachant que je suis d’une conversation que je qualifierai de « pragmatique et efficace », imaginez la douleur que c'était pour moi comme pour elle. J’ai beau essayer, je ne sais pas parler de choses inutiles. Pour ne rien arranger j’étais à la limite de la phobie du téléphone. Ironique lorsqu’on sait dans quel domaine je travaille aujourd’hui… Il n’était pas rare que ma sœur me trouve avec le téléphone posé à côté de moi pendant que je jouais aux jeux vidéos alors qu’Adèle entretenait un monologue dans le combiné. Et comme apparemment elle avait beaucoup de choses à me raconter, j’avais également droit à des lettres interminables. Je suis retombé sur quelques-unes de ces lettres enflammées il y a peu. Je n’étais pas un grand fan des échanges épistolaires amoureux. Pour ma première saint Valentin en couple, j’avais demandé conseil auprès de ma sœur pour trouver un cadeau qui ferait ni trop, ni trop peu. Je lui ai donc acheté un beau stylo, pas un Mont-Blanc non plus, mais quand même. Petit détail qui a eu son importance, elle était Témoin de Jéhovah… Donc ne participait à aucune fête. Pas trop la joie.


         Ce fut mon premier rencard au cinéma, je m’en souviens comme si c’était hier. Pour se donner du courage elle avait amené sa copine. On avait fait le trajet en bus. Je me souviens également du film : Sexe intentions. Pouvait-on voir plus excitant à cet âge-là que Sarah Michelle Gellar et Selma Blair se galocher plein cadre ? J’en garde un grand souvenir. Youporn n’existait pas encore, les ado pré-pubères pouvaient encore se payer le luxe de l’imagination. Adèle sera donc pour toujours la fille à qui j’ai roulé ma première pelle. C’était chez elle. On y allait quelquefois lorsqu’on n’avait pas cours. C’était pratique, elle habitait à deux pas du collège. Mon cœur était à deux doigts d’exploser sous la pression et l’excitation. On s’en faisait tout un monde. Un moment que j’avais imaginé un millier de fois. Une nouvelle sensation, agréable. Dommage que les sentiments n’étaient pas là. On était sur son canapé devant un clip de Nirvana sur MTV et son énorme chien qui grattait à la porte. Cette première ne devait pas être très belle à voir. Comme tous les adolescents inexpérimentés trop de langue, trop de salive, trop… pour être honnête. Il fallait donc s’entrainer et je peux vous dire que j’en ai user des tubes de labellos.

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Selma Blair & Sarah Michelle Gellar dans Sexe intentions (1999) de Roger Kumble

         Je ne me rappelle plus exactement combien de temps a duré cette histoire. Quelques semaines ou mois, je ne sais plus. Je suis arrivé à saturation. Etouffé. J’avais même droit à des crises de jalousies en public. J’ai donc fait ce que tout homme fait dans ces cas là… je me suis mis à l’éviter plutôt que de lui parler. Les choses ont été mises au point après quelques engueulades et on ne s’est plus adressé la parole. Son redoublement a quelque peu aidé à ne plus se croiser. Ce que je retiens de cette première expérience est qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné. On ne peut pas dire que les affinités et les compatibilités vont se créer en se forçant un peu, ça ne sert à rien. Une relation sans sentiments c’est comme comparer un fast food avec un restaurant gastronomique. On se nourrit, on se persuade qu’on aime ça alors que l’on sait pertinemment que c’est dégueulasse. Une première expérience pas forcément positive mais que je relativise. Nous n’étions que des gamins. Sans-doute était-elle sincère de son côté. Je l’ai sans doute fait souffrir. Une relation adolescente, je ne parle pas ici d’amour. Pourtant cela a réussi à ancrer au fond de moi que relation de couple équivaut à prises de tête. J’étais un petit con et dès le début de ma vie sentimental j’ai cédé à la facilité plutôt que d’écouté mes réels désirs. Allez je vais me réécouter The Verve, Fat Boy Slim et The Counting Crows...

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12 septembre 2014

Dead man talking

The-Ghost-Writer-22

Ewan McGregor dans The Ghost writer (2010) de Roman Polanski

Cela fait un moment que j'avais entrepris ce chantier que certains d'entre vous auront peut-être déjà remarqué. Je viens de finir de reposter tous les articles de mon précédent (et éphémère) blog que j'avais précieusement mis de côté. Mon plus grand regret est d'avoir par contre perdu les nombreux commentaires.

Donc pour les fidèles et les anciens, vous pourrez retrouver le début de l'histoire dans les archives entre le 8 avril 2007 et le 28 janvier 2008.

Oui, tout ça ne nous rajeunit pas...

 

Des nouvelles plus fraiches vont suivre... Quand j'en prendrais le temps.

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29 juillet 2014

Collision

 

Bullock FetalSandra Bullock dans Gravity (2013) de Alfonso Cuaron

 

        Je me suis souvent demandé ce que je ressentirais le jour où ma Patineuse se ferait passer la bague au doigt par son Jules. En définitif ce serait mon Game Over. Le mot « Fin » de la dernière page d’un pavé à faire se sentir minable l’Encyclopédie Universalis en trente volumes. La création d’un grand vide. C’est un peu ce qui s’est passé, en pire… ou en mieux c’est à voir.

           J’en avais tellement assez de m’infliger la vision régulière de ses publications photographiques sur Facebook que j’avais désactivé son profil de mon fil d’actualité. Chacune de ces visions m’étaient insupportables de regrets. Pourtant notre réseau mondial de voyeurisme préféré est joueur et a quand même décidé de me mettre en pleine face une de ses dernières annonces que la plupart de nos amis en communs s’étaient empressés de liker et de commenter. Une échographie. La belle attend donc un polichinelle. Ce n’était pas un simple Game Over : la console de jeu avait carrément fondue, l’intégralité de mes vies perdue et ma meilleure sauvegarde s’est corrompue.

             On aurait pu s’attendre à Hiroshima, Nagasaki et tous les essais nucléaires de l’Histoire explosant en même temps, il n’en fut rien. Je ne dis pas que cela ne m’a rien fait, non. J’ai eu un pincement au cœur. J’ai repensé à cette journée sur la glace, encore, et je me suis dit que j’avais eu ma chance, encore. J’ai fermé la photo sans laisser dessus la moindre réaction et je l’ai fait disparaitre. Cette fameuse option « je ne veux pas voir ça ». J’aimerai que ce soit aussi facile dans la vie de tous les jours… Je suis resté un moment l’esprit dans le vide. Je me suis dit que ce n’était peut-être pas plus mal. Avec une relation, on peut attendre une rupture, un mariage son divorce. Mais un enfant… Quoi de plus définitif ? Quelle meilleure occasion pour faire réellement une croix sur cet amour secret qui ne restera qu’un fantasme inassouvi ?

Tout comme la déclaration de couple de J. cette annonce me permettra peut-être de clôturer une histoire de 18 ans, toute une vie, que moi seul me racontait. Cela restera désormais comme l’évocation d’un rêve, d’une illusion perdue. Les chapitres se ferment les uns après les autres. Je n’attends qu’une chose pouvoir en ouvrir un nouveau enfin vraiment consistant. Je veux écrire non pas un roman, mais une saga. Pour le moment je me contente de vulgaires nouvelles.

Je lui souhaite, à elle et son enfant, beaucoup de bonheur à venir.

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27 juillet 2014

Toutes les femmes de ma vie - Episode 3

le-monde-de-charlie-the-perks-of-being-a-wallflower-19-12-2012-2-gEmma Watson & Logan Lerman dans Le Monde de Charlie (2012) de Stephen Chbosky

        Il y a des choses dans la vie d’un homme qui ne s’expliquent pas comme l’attirance immuable envers une personne. Le complément parfait, aussi évident qu’un aimant magnétisant du métal. Ma licorne, mon serpent de mer… Cet article est sans doute le plus difficile à écrire de cette série. Je le redoute, le repoussant sans cesse. D’ailleurs pour ne rien vous cacher cela fait déjà un moment qu’il traine, griffonné sur un cahier. Je ne suis pas sûr de savoir retranscrire mes émotions avec justesse. C’est peut-être mon histoire d’amour la plus intense et pourtant elle n’a jamais eu lieu.

            Je l’ai rencontré au collège. Nous avons été dans la même classe de la 6ème à la 3ème. Un nouvel univers où tout est nouveau après le primaire. Où l’on se rêve grand en ignorant que nous sommes encore bien petit. Il m’a fallu très peu de temps pour la remarquer. Des yeux bleus azure, des cheveux blonds, un sourire incroyable et un caractère, mon dieu, un caractère indescriptible. Elle rayonnait à mes yeux au propre comme au figuré. Aussi pétillante et enivrante qu’une coupe de champagne. On ressentait à travers elle tout le soleil de ses origines italiennes. Je l’ai aimé à un point inimaginable. Jamais jusqu’ici je n’ai autant rêvé d’une femme. Combien de fois ai-je voulu plonger dans le coma pour garder intacte cette impression, cette sensation d’effleurer ses lèvres avec les miennes. Des nuits entières de désespoirs et des journées d’errances. Je manquais d’aplomb déjà à cette époque-là. J’ai donc fait ce que tous les collégiens amoureux, immatures et un peu crétins font. Nous nous sommes chamaillés, cherchés, taquinés pendant ces quatre très longues années. J’ai encore aujourd’hui les mains couvertes de cicatrices de ses ongles qu’elle m’enfonçait dans la peau lorsque nous nous empoignions, le regard de l’un plongé dans celui de l’autre. Et pourtant on s’appréciait beaucoup. On faisait partie de la  même bande. Cela devait être écrit en gros entre quelques boutons d’acnés sur mon front : j’étais fou d’elle. Je me disais qu’un jour lorsque nous serions grands et que je me serais acheté un peu de courage, nous cesserions nos gamineries et que je lui déclarerais ma flamme. Ce moment n’est jamais arrivé. Le courage ça ne s’achète pas et pas un jour ne passe sans que je ne le regrette avec toujours cette question : « et si ? » Que ce serait-il passé ?

             Je ne peux voir une photo d’elle sans me dire à quel point je la trouve belle, que j’aimerai la serrer dans mes bras. Je ne peux regarder un film avec Scarlett Johansson ou Charlize Theron sans penser à elle. Une évidence, mon évidence.

              Cette scolarité n’aura été marquée que par ma traque du moindre lapsus révélateur qu’elle aurait pu me lâcher ou des mises au défi à relever. Nous étions jeunes et le temps n’attend pas. Je me souviendrais toujours de la sensation que j’ai eu lorsque je l’ai vu embrassé un autre garçon pour la première fois. Une brute sans cervelle qui travaille aujourd’hui pour l’administration pénitentiaire. Un ressenti cauchemardesque, comme si l’on m’avait découpé le cœur en un millier de morceaux qu’une nausée des plus insoutenables aurait emporté dans le caniveau. Et que dire de la fois où dans un excès de colère elle me cracha qu’elle aimait un petit freluquet… Globalement ce n’est pas la partie de ma vie dont je garde les plus agréables souvenirs. Je ne sais pas si elle en était la cause. Le collège a été un long calvaire pour moi. J’y ai découvert qu’il y avait bien plus beau ou intelligent que moi. Je suis rentré dans le rang. Mon seul objectif était de me faire discret. Il est clair que ma confiance en moi ne s’est pas beaucoup développée durant ces années. On ne s’en rend pas compte lorsqu’on le vit mais avec le recul et connaissant désormais les règles du jeu en vigueur à cet âge-là, je me dis que je suis passé à côté de quelque chose qui aurait pu tout changer. Naturellement je n’étais pas en reste (cela fera l’objet des chapitres suivants) mais c’est resté ancré quelque part en moi. Après le Brevet, nous avons pris des routes et des lycées différents. Une nouvelle vie s’offrait encore à moi. Je me disais que je l’oublierais, que je m’amouracherais d’une autre… Mais jamais vraiment. On se croisait de temps en temps dans un bus. Soit on se saluait poliment, soit on s’ignorait. A chaque fois mon cœur ne pouvait s’empêcher de battre plus fort lorsque je l’apercevais. Puis vint pour moi l’université, Paris, l’éloignement de notre ville dortoir. Là pendant plusieurs années j’ai réussi à la ranger dans un coin de ma tête. Je pensais que le dossier était classé. Puis vint Facebook et cette fausse proximité retrouvée me fit rendre compte que ce n’était pas si simple. Mon implication dans ma relation avec J. en a sans doute pâtît. La suite de cette histoire qui n’en est pas une est déjà écrite ici.

            Cette obsession m’habite toujours et après m’être aperçu que j’étais passé à côté des signes du collège, j’enrage de ne pas avoir saisi l’évidence sur cette patinoire. Aujourd’hui elle est en couple et semble heureuse de l’être. Comble de l’ironie pour ne pas que je puisse oublier son existence elle tisse depuis peu des liens avec une de mes amies que rien ne prédestinait pourtant à rencontrer.

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07 juillet 2014

N'oublie jamais

egares-2003-02-gEmmanuelle Béart dans Les Egarés (2003) d'André Téchiné

             C’était le week-end du 6 juin 2014. Les commémorations du débarquement Allié de 1944 tournait en boucle à la télévision. Les hommages spectaculaires à la plus grande bataille de l’Histoire, se mêlent aux histoires à tailles humaines. Les récits des témoins encore vivants me bouleversent. Aucune guerre n’aura connu un clivage aussi marqué entre le Bien et le Mal. L’Humanité au bord du gouffre à sut faire front au prix du sang. Au cours des années suivantes, certains « libérateurs » sont devenus des bourreaux. L’obscurantisme n’est l’apanage d’aucune idéologie, religieuse ou politique. Les conséquences sont toujours les mêmes. Le Mal ne s’épanouît que dans le silence des gens de bien.

            J’étais seul ce week-end-là. Mes parents étaient partis en vacances, ma sœur en vadrouille. Je suis pourtant passé faire un tour à la maison familiale pour cueillir quelques cerises. Fruit prolétarien d’un temps disparu que les ouvriers n’ont plus les moyens de s’offrir. J’en ai profité pour rendre  visite à mes grands-parents maternels. On a discuté de tout et de rien. On en vient aux commémorations. Une phrase, puis deux… Les souvenirs de cette époque remontent et s’expriment. Je les avais rarement entendus parler de ce sujet, cette « sale période » comme ils disent.

            Pour se mettre dans le contexte il faut se rappeler que ma grand-mère n’avait que neuf ans, habitant dans un semblant de ferme d’un petit village seine et marnais, issue de l’union d’une femme du cru et d’un père immigré espagnol qui avaient eu ensemble une fille hors mariage dix ans avant elle. La ferme en question se situait en voisinage directe d’une énorme demeure appelée communément « chez les juifs » car occupée par une communauté juive orthodoxe durant les années 1970. Je l’ai toujours connue en ruine. Pendant la guerre, cette propriété a servi de casernement à tour de rôle aux armées françaises, allemandes, puis américaines. Inutile de préciser que la période la moins agréable fut l’occupation de la Wehrmarcht durant laquelle dénonciations et calomnies étaient monnaies courantes dans le village. Les souvenir des privations, le cochon tué dans la cave, dont il fallait masquer les cris au risque de voir les allemands embarquer la moitié de ce qui devait nourrir la famille durant une année entière. « Quand on y repense et qu’on voit tout cet excès d’abondance aujourd’hui… ». Je comprends la tendance  de nos anciens à stocker tout et n’importe quoi. La cave qui servait également d'abris lors des bombardements sur la gare de triage de la ville voisine. L’aplomb de mon arrière-grand-père andalou refusant de donner une cigarette à un soldat allemand sur le pas de sa porte d’entrée alors qu’un paquet était posé sur la table juste derrière lui. « Voilà au moins une chose qu’ils n’auront pas. » On ne parlera pas des pieds de tabacs qu’il cultivait en toute illégalité au milieu des topinambours à seulement quelques mètres du campement SS. Les « noirs » comme disait ma grand-tante, en référence à l'uniforme orné d'une tête de mort. Des souvenirs incongrues, comme cette institutrice qui les emmenait dans les bois pour qu’elle puisse fricoter dans les buissons avec les teutons en faction avant de revêtir son uniforme de la Milice le soir. Ou encore ce soldat allemand oublié au milieu du village par son détachement lors de leur débâcle avant l’arrivée des Alliés. Personne ne sait ce qu’il est devenu. Avant tout cela, l’exode de 1940 pour fuir les combats et l’avancée nazie. Toute la communauté, partie comme un seul homme avec veau, vache, enfant et couvée. Ce n’est pas une image. Une charrette, les chevaux, les lapins, une cage bricolée pour les poules… « Je ne sais même pas pourquoi on est parti. Ça n’a pas duré longtemps au bout de dix jours on a fait demi-tour, rien n’avait bougé. » Mon grand-père en garde un souvenir plus douloureux :  « Le pire c’était quand les avions italiens nous ont mitraillé. Nous, on a été sauvé parce qu’on était déjà sous les arbres… » Un silence de plomb s’installe. Les regards plongent dans le vide. Des larmes naissent dans le coin d’yeux fatigués par les années. Il y a ce qu’ils me racontent, je devine ce qu’ils gardent. 70 ans sont passés, la douleur est toujours là. Il y a aussi eu la libération avec ses règlements de compte, les filles à boches tondues, les américains et leurs chewing-gums et le pain de mie sans croute. Radio Londres en boucle dans toutes les maisons ce 6 juin 1944. Les souvenirs d’une petite fille de neuf ans…

             Des souvenirs que m’avait également livrés sa sœur, ma grand-tante qui était une toute jeune femme à l’époque. Mariée à un prisonnier de guerre, envoyé ensuite en Allemagne pour le STO et dont le père, directeur de l’école avait été arrêté en pleine classe et déporté par la Gestapo suite à une dénonciation pour possession d’arme à feu. Il trouva la mort dans les camps. Je ne saurais jamais vraiment tout. Les pièces du puzzle se complètent au fil des années. Le temps presse.  J’ai conscience que bientôt tout cela partira avec eux. J’ai conscience de l’importance de ces quelques notes et regrette de ne pas pouvoir me rappeler et retranscrire tout ce qu’ils m’ont dit. Comme je regrette de ne pas avoir enregistré mes conversations avec mon grand-oncle peu avare en anecdotes comme sa délectation de voir l’usine dans laquelle il devait travailler, partir en flammes après un bombardement et tout le cœur qu’il mettait à faire semblant d’essayer d’éteindre l’incendie.

            Cette conversation qui avait commencé par des évocations amusées s’est terminée par le recueillement. Se rappeler ce que peut produire la folie des hommes. A l’heure où le Front National arrive en tête des élections, que la Russie tente d’étendre son « espace vitale » face à une communauté internationale qui se dit impuissante, il est inquiétant de constater que l’Homme n’apprend pas de ses erreurs ou du moins qu’il les oublie vite. Le devoir de mémoire ne s’impose pas, il se transmet.

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15 mai 2014

Rengaine

 

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Jennifer Lawrence & Bradley Cooper dans Happiness Therapy (2013) de David O. Russell

 

Un très bon ami plein de bonnes intentions :

 

- Tu vois, de tous mes amis célibataires tu es le seul que je suis près à présenter à des filles.

 

(il avait tenté de me caser à avec sa soeur, c'est dire)

 

- Quel honneur...

 

- C'est surtout parce que je sais pourquoi les autres le sont.

 

Mmmh je ne sais pas comment prendre ça ?

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